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Allemagne: le derby de Hambourg sous très haute surveillance

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Un millier de hooligans "prêts à la bagarre" attendus, et la police locale sur les dents: le derby de Hambourg dimanche en deuxième division entre le HSV et St Pauli, le premier depuis 2011, sent la poudre.

A 13h30 sera donné le coup d'envoi d'un match que toute la ville attend depuis sept ans. Cette saison, le mastodonte HSV a été relégué après 55 saisons consécutives en Bundesliga, et il reçoit le club au drapeau pirate de St Pauli, la fierté des quartiers chauds de la grande ville portuaire.

"Nous avons prévu une mobilisation policière nettement supérieure à la moyenne", affirme le porte-parole de la police de Hambourg Timo Zill, "mais nous ne donnons pas de chiffres, pour des raisons tactiques".

La presse locale, qui parle d'un "derby de la haine", fait également état de renseignements annonçant l'arrivée à Hambourg de hooligans venus d'autres villes allemandes, et même du Danemark, de Glasgow ou de Prague, attirés par la perspective de batailles rangées.

La police ouvrira samedi une page sur son site internet où les citoyens pourront poster en temps réel des photos et vidéos d'éventuelles exactions ou affrontements, pour accélérer l'identification et l'interpellation des fauteurs de troubles.

Les provocations ont commencé dès la semaine dernière, lorsqu'un groupe d'une vingtaine d'ultras de St Pauli a attaqué six fans du HSV dans leur local et détruit un tifo géant qu'ils préparaient pour le derby. Deux des agressés sont à l'hôpital.

En représailles, un commando d'une centaine de hooligans encagoulés a déferlé dans le quartier de St Pauli le lendemain à la recherche "d'ennemis". Et mercredi, des mannequins de paille aux couleurs du FCSP ont été retrouvés pendus sous huit ponts de la cité hanséatique. Ambiance...

Cette haine réciproque se nourrit du souvenir de luttes idéologiques violentes, dans les années 80 et 90, lorsque des hooligans néo-nazis contrôlaient certaines tribunes du HSV, et s'opposaient aux activistes d'ultra-gauche de St Pauli.

Pour le politologue Jonas Gabler, spécialiste de la culture des supporters en Allemagne, cette opposition idéologique appartient cependant au passé. "Aujourd'hui, certains continuent d'agiter l'argument politique pour justifier les affrontements, mais ils sont minoritaires", dit-il à l'AFP: "Le HSV et la grande majorité de ses clubs de supporters, comme partout en Allemagne, ont adopté les valeurs de tolérance, d'ouverture et de refus de toute discrimination".

"Il ne s'agit pas de politique, c'est une question de suprématie sur la ville, mais il existe une rivalité, et même une haine entre les deux groupes d'ultra", confirme Michael Pahl, membre de l'équipe dirigeante du FC Sankt Pauli.

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