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Boxe: "Je n'ai jamais été impliqué dans des organisations criminelles", déclare Rakhimov à l'AFP

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Boxe: "Je n'ai jamais été impliqué dans des organisations criminelles", déclare Rakhimov à l'AFP

Boxe: "Je n'ai jamais été impliqué dans des organisations criminelles", déclare Rakhimov à l'AFP
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"Je n'ai jamais été impliqué dans des organisations criminelles transnationales", a déclaré à l'AFP l'homme d'affaires ouzbek Gafur Rakhimov, président par intérim de la Fédération internationale de boxe avec laquelle le CIO a gelé ses relations.

"La vérité c'est que bien sûr je n'ai jamais été impliqué dans des organisations criminelles transnationales", a déclaré M. Rakhimov.

"Toutes les fausses allégations ont été fabriquées par le précédent régime de mon pays, l'Ouzbékistan", alors présidé par Islam Karimov, s'est défendu M. Rakhimov dans un entretien par mail.

En janvier 2018, le Département du Trésor américain avait assuré que l'Ouzbek faisait partie des "criminels majeurs" de son pays et avait gelé ses biens.

M. Rakhimov, actuel président par intérim, est l'unique candidat pour prendre la présidence de l'AIBA début novembre lors d'un congrès à Moscou.

- Sur la liste du Trésor américain -

Chose inhabituelle, la directrice en charge de l'éthique et de la conformité au CIO, la Française Pâquerette Girard Zappelli, a adressé le 31 août un courrier au controversé homme d'affaires ouzbek, lui intimant de ne pas se présenter à l'élection. "Seuls les candidats bénéficiant d'une situation totalement claire peuvent briguer un mandat de président", écrit-elle dans un document que l'AFP a pu consulter.

Mme Girard Zappelli se réfère dans son courrier à M. Rakhimov à "une décision du Trésor américain de vous considérer comme faisant partie, ou lié, à deux organisations criminelles transnationales".

Des proches de l'ancien régime "ont exigé que mes entreprises en Ouzbékistan (les) soutiennent financièrement et ils ont menacé de nombreux autres chefs d'entreprise, mais j'ai refusé. Cependant, les pressions ont continué et en 2010, avec ma famille j'ai dû quitter le pays pour notre sécurité", a poursuivi M. Rakhimov.

Ces proches de l'ancien régime "ont livré de fausses allégations au Département américain du Trésor afin de détruire mon activité", a ajouté M. Rakhimov qui assure que ses avocats ont fait "de grands progrès" et qui se dit "très confiant que l'erreur sera corrigée dans les trois à six prochains mois".

Le président Islam Karimov est décédé en septembre 2016. Son ancien Premier ministre Shavkat Mirziyoyev lui a succédé.

Cette semaine, le CIO a menacé de retirer la reconnaissance olympique à l'AIBA et a de nouveau indiqué qu'elle pourrait supprimer la boxe du programme des Jeux olympiques de Tokyo-2020 "si les problèmes de gouvernance ne sont pas résolus".

Sans citer le nom de M. Rakhimov, le CIO a fait part de ses "préoccupations portant notamment sur les circonstances de l'établissement de la liste électorale".

Le CIO qui a annoncé avoir "gelé" ses relations avec l'AIBA, a également refusé d'accorder une accréditation à M. Rakhimov, pour les Jeux olympiques de la Jeunesse qui débutent samedi à Buenos Aires et qui comportent une compétition de boxe.

- "Au bord de la faillite" -

Depuis des mois, l'AIBA vit une crise de gouvernance. Le précédent président, le Taïwanais Ching Kuo Wu, par ailleurs membre du CIO, a été suspendu par sa fédération puis contraint à la démission, accusé d'avoir placé l'AIBA "au bord de la faillite" en raison d'une "mauvaise gestion financière", ce dont il s'est toujours défendu.

Le comité exécutif de l'AIBA vient de décider de prononcer une suspension à vie à l'encontre de M. Wu et de l'ancien directeur général, le Sud-Coréen Ho Kim.

"En raison d'une mauvaise gestion financière d'un niveau inimaginable de la part de l'ancien président et de son directeur général, l'AIBA s'est trouvée face à une situation financière extrêmement difficile au début de l'année", a expliqué M. Rakhimov.

"Nous parlons de dizaines de millions de dollars dépensés dans des projets fantaisistes ou qui ont simplement disparu", a ajouté M. Rakhimov qui est vice-président de l'AIBA depuis de nombreuses années.

"Durant toute ma carrière, je n'ai jamais vu une telle chose. C'était un peu irréel mais malheureusement la réalité, et oui, au début de l'année nous étions à quelques jours de la faillite", a-t-il encore assuré.

"Mais nous avons trouvé des accords avec nos créanciers et investisseurs (...) et nous sommes maintenant dans une situation financière stable", a encore assuré M. Rakhimov, alors que le CIO a suspendu ses versements à l'AIBA.

S'il devient le 3 novembre président de l'AIBA, l'homme d'affaires continuera à "régler les problèmes du passé, en matière de gouvernance, de lutte antidopage et concernant les arbitres et les juges".

Il promet également de "développer une stratégie pour développer la boxe au niveau mondial", citant pour finir Mohamed Ali: "Si vos rêves ne vous effraient pas, c'est qu'ils ne sont pas assez grands".

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