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Cyclisme: Paris-Tours s'offre un Danois au palmarès et un spectacle TV

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Cyclisme: Paris-Tours s'offre un Danois au palmarès et un spectacle TV

Le Danois Soren Kragh Andersen vainqueur de Paris-Tours le 7 octobre 2018
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GUILLAUME SOUVANT
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La classique cycliste Paris-Tours s'est donnée dimanche un vainqueur danois, Soeren Kragh Andersen, et une course spectaculaire à la télévision grâce à la nouveauté de son parcours, 12,5 kilomètres de chemins de vigne.

Dans cette course qui a rappelé par moments Paris-Roubaix, par son lot d'aléas (crevaisons en série) parfois injustes, Kragh Andersen s'est imposé en solitaire, un an après avoir pris la deuxième place.

A défaut de pavés, ce sont les chemins de calcaire dans les vignobles du Vouvray qui ont avantagé les coureurs de classiques. Dès le premier d'entre eux, le peloton s'est désintégré à plus de 50 kilomètres de l'arrivée. Pour le bonheur des téléspectateurs devant les rebondissements de la course, par rapport aux épreuves cadenassées et conclues par un sprint.

"Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose", a toutefois tempéré Benoît Cosnefroy, épatant troisième de la course derrière le vainqueur du dernier Tour des Flandres, le Néerlandais Niki Terpstra.

"Les chemins de vigne, c'est spectaculaire mais pas historique", a ajouté le jeune néo-pro français d'AG2R La Mondiale (22 ans), champion du monde espoirs l'an passé. "Aujourd'hui, ça m'a souri mais cela élimine des favoris sur crevaison ou sur chute".

- Kragh Andersen: "Une vraie classique !" -

A l'exemple du Belge Philippe Gilbert, retardé par une crevaison à l'entrée des 40 derniers kilomètres, plusieurs favoris (Benoot, Wallays, Greipel) ont perdu toute chance au fil des neuf chemins de vigne. Mais, en cette période d'après-vendanges, le tri a laissé à l'avant une hiérarchie digne du standing d'une classique vieille de 124 ans.

Kragh Andersen, vite rejoint par Terpstra, s'est dégagé à 35 kilomètres de l'arrivée. Au prix d'un gros effort, Cosnefroy est parvenu à rejoindre le duo une dizaine de kilomètres de plus loin.

Le Danois a attaqué de nouveau à 11 kilomètres de l'arrivée et a creusé aussitôt l'écart sur ses deux compagnons, incapables de s'entendre au grand mécontentement de Terpstra.

"Niki s'est énervé sur moi dans le final, il n'a pas compris que je ne pouvais plus rien faire. Les deux premiers sont plus forts que moi, je suis à ma place", a expliqué ensuite le Français.

Terpstra, qui s'est prématurément sabordé, a roulé sur la fin. Mais sans pouvoir revenir sur Kragh Andersen, vainqueur avec 25 secondes d'avance sur l'avenue de Grammont au bout des 214,5 kilomètres.

Pour son équipe Quick-Step, qu'il quittera en fin de saison pour rejoindre la formation française Direct Energie, ce n'était décidément pas le bon jour. Dans le droit fil des commentaires acerbes de son manager Patrick Lefevere qui a tempêté contre le parcours: "Rien à faire dans une course sur route."

Habitué pourtant à faire contre mauvaise fortune bon cœur sur Paris-Roubaix, que ses coureurs ont souvent gagné, Lefevere a assuré avant l'arrivée que son équipe ne reviendrait pas sur Paris-Tours, même en cas de victoire.

Plus sagement, Kragh Andersen a estimé: "Le parcours était incroyable. Certains secteurs étaient un peu dangereux mais ça m'a plu. C'était une vraie classique !"

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