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Deux Israéliens tués par un Palestinien en Cisjordanie occupée

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Deux Israéliens tués par un Palestinien en Cisjordanie occupée

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Un Palestinien a tué par balles deux Israéliens et blessé un troisième dimanche dans une zone industrielle adjacente à une colonie de Cisjordanie occupée, un acte qualifié de "terroriste" par l'armée israélienne.

L'assaillant, âgé de 23 ans, a réussi à prendre la fuite et les forces israéliennes ont déclenché une chasse à l'homme pour le retrouver, a indiqué l'armée.

Il travaillait ainsi que les trois victimes dans la zone industrielle de Barkan, située à proximité des colonies israéliennes de Barkan et d'Ariel, dans le nord de la Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans.

Selon Jonathan Conricus, un porte-parole de l'armée, le Palestinien a ouvert le feu dans la zone industrielle tuant une femme et un homme et blessant une troisième employée.

L'attaque a eu lieu dans un dépôt du groupe Alon spécialisé dans le recyclage, a déclaré Eran Bodankin, un des administrateurs du site à la chaîne Channel 10. L'assaillant a pénétré dans les bureaux pour résoudre un problème électrique et ouvert le feu sur une secrétaire et un directeur se trouvant là.

Les victimes sont Kim Levengrond Yehezkel, une secrétaire de 28 ans dans l'usine, et Ziv Hagbi, 35 ans, ont précisé les médias.

L'assaillant a été décrit par l'armée comme un "loup solitaire". Tout en qualifiant l'attaque de "terroriste", elle a indiqué que son auteur avait également eu d'autres motivations, sans autres précisions.

Dans un communiqué publié en soirée, l'armée a identifié le suspect comme Achraf Naalwa, originaire du village de Choueika, dans le nord de la Cisjordanie. L'armée et le service de sécurité intérieure Shin Beth sont à ses trousses, a-t-elle ajouté.

- La coexistence "attaquée" -

La zone industrielle à proximité de Barkan a souvent été dépeinte par les Israéliens comme un symbole de la coexistence, Israéliens et Palestiniens y travaillant côte à côte.

Il est souvent difficile pour les Palestiniens de trouver un emploi en Cisjordanie, une situation les poussant parfois à devoir travailler dans des colonies israéliennes, des implantations civiles dans les Territoires palestiniens occupés, illégales aux yeux du droit international.

Yossi Dagan, qui dirige le conseil régional du groupement de colonies où a eu lieu la fusillade, s'est ému de "voir les employés juifs et palestiniens se tenir debout, dehors, ensemble, et pleurer" après l'attaque.

Il a accusé les dirigeants palestiniens d'avoir "encouragé" cette "terrible attaque terroriste".

Lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a évoqué une "très grave attaque terroriste", et s'est dit confiant que l'assaillant serait capturé et livré à la justice.

"Ce n'était pas seulement une attaque contre des innocents vaquant à leurs activités quotidiennes, c'était aussi une attaque contre la possibilité qu'Israéliens et Palestiniens coexistent pacifiquement", a déclaré dans un communiqué le président Reuven Rivlin, appelant les dirigeants palestiniens à condamner l'attaque.

- Hamas et Jihad applaudissent -

L'Autorité palestinienne n'a pas encore réagi à l'attaque.

Dans la bande de Gaza qu'il contrôle, le mouvement islamiste palestinien Hamas s'est lui félicité dans un communiqué de l'attaque, qualifiée de "réponse naturelle aux crimes de l'occupation israélienne".

Le Jihad islamique, deuxième force islamiste dans les Territoires palestiniens derrière le Hamas, a également salué l'attaque dans des termes similaires.

Ces deux groupes sont considérés comme des organisations "terroristes" par Israël.

A l'étranger, la France a condamné "l’attaque terroriste", en affirmant que "rien ne justifie le recours à la violence".

L'attaque est la deuxième en moins d'un mois contre des Israéliens en Cisjordanie.

Le 16 septembre, un Israélien a été mortellement poignardé par un Palestinien au carrefour du Goush Etzion, un bloc de colonies dans le sud du territoire occupé par Israël.

Une vague de violences déclenchée en octobre 2015 a considérablement baissé d'intensité. Des attaques menées par des Palestiniens isolés, le plus souvent armés de couteaux, contre des Israéliens, ont lieu sporadiquement.

Les colonies sont considérées par la communauté internationale comme un des obstacles majeurs à la paix entre Israéliens et Palestiniens, étant construites sur les terres sur lesquelles les Palestiniens espèrent construire l'Etat auquel ils aspirent.

Entre la Cisjordanie occupée et Jérusalem-Est annexée, plus de 600.000 colons israéliens vivent de manière souvent conflictuelle aux côtés de trois millions de Palestiniens.

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