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C1: Di Maria, le sauveur de la capitale

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C1: Di Maria, le sauveur de la capitale

C1: Di Maria, le sauveur de la capitale
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Le scénario cauchemar semblait écrit mais Angel Di Maria a endossé les habits de sauveur au meilleur moment! Mené 2-1 par Naples jusque dans le temps additionnel, l'Argentin a réussi à égaliser mercredi à la 93e minute (2-2) pour maintenir les chances de qualification du Paris SG en Ligue des Champions.

Une frappe du gauche de toute beauté dans la lucarne de David Ospina, et Paris s'est sauvé ! Longuement mené au score depuis le but de Lorenzo Insigne (29e), le club de la capitale pensait avoir réussi à éviter une deuxième défaite en phase de groupe de Ligue des champions seulement à la grâce d'un but contre son camp du défenseur napolitain Mario Rui (61e), provoqué par un centre tendu de Thomas Meunier...

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Mais son compère de la sélection belge Dries Mertens, est venu donner un coup de poignard dans la défense parisienne, dans le dernier quart d'heure (77e). Une fois le temps réglementaire dépassé, une seule pensée s'est mise à hanter le public du Parc des Princes, sidéré par la perspective d'une défaite: une élimination dès le 1er tour de la Ligue des champions est-elle possible? Même avec le trio (Mbappé-Cavani-Neymar) le plus cher de l'histoire dans ses rangs?

C'était oublié que depuis l'intronisation de Thomas Tuchel sur le banc parisien, la "MCN" s'est mué en "MCND", un quatuor dans lequel Angel Di Maria, l'ex-remplaçant de luxe sous l'ère Unai Emery, s'est imposé comme l'autre joueur capable de fulgurances quand les autres stars ratent leur rendez-vous.

- Le joker de Tuchel -

Aligné sur le côté gauche laissé vacant par Neymar, recentré désormais en N.10, "El Fideo" avait pourtant réalisé un match moyen à l'instar de ses coéquipiers, sous la pression du collectif huilé de Carlo Ancelotti. Mais au bout du temps réglementaire, et à force de croire à un miracle, il a retourné une situation désespérée d'une frappe magique (90+3).

Auteur d'une année 2018 remarquable avec plus de 20 buts inscrits sur les dix derniers mois, l'Argentin (30 ans) a une nouvelle fois donné raison à Tuchel de le faire jouer dans un 4-2-3-1 ultra-offensif.

"Il m'a fait comprendre qu'il comptait sur moi", s'était-il réjoui début octobre au micro de TF1. "C'est un cadeau de travailler avec un joueur comme Angel", s'était enthousiasmé l'entraîneur allemand, fan du joueur depuis sa période Real Madrid (2010-2014).

A contrario, ses partenaires de l'attaque, Edinson Cavani en tête, ont longtemps symbolisé la panne offensive parisienne contre Naples.

- Cavani, maillon faible -

Sous les yeux de milliers de ses anciens tifosi venus en masse au Parc des Princes, l'ex-idole du Napoli (2010-2013) devenu le meilleur buteur de l'histoire du club de la capitale, maladroit comme jamais dans le dernier geste malgré une "grinta" indéniable, a été incapable de faire la moindre différence.

Une scène résume parfaitement sa maladresse, conséquence d'un manque de confiance évident. Dès la 2e minute, Mbappé, qui avait pris de vitesse Kalidou Koulibaly sur un long ballon avant de le déposer, parvient à adresser un centre parfait en retrait. Mais Cavani et Neymar, tous deux à la réception, ont fini par se percuter au moment de la frappe...

Non seulement l'énorme occasion de but a été gâchée mais en plus "Edi" a longtemps cru avoir blessé son coéquipier brésilien en fauchant son pied gauche. Sorti du terrain, "Ney" est resté un temps sur le sol pour se faire soigner... avant de finalement faire son retour sur la pelouse.

Le "crack" auriverde, en froid avec l'Uruguayen la saison dernière en raison notamment du "penaltygate", n'en a pas pris ombrage. Après avoir repris ses sensations, Neymar lui a délivré une magnifique ouverture mais Cavani a vu sa reprise instantané du gauche passez assez loin du cadre (8e).

Le début d'un long calvaire qui s'est achevé à la 76e minute, lors de son remplacement au profit de Julian Draxler sous les applaudissements polis du Parc. S'il reste le chouchou du public, à l'image des "Cavani, Cavani, Cavani" scandé pour lui remonter le moral, l'Uruguayen va devoir faire attention: Di Maria est prêt à lui voler le coeur des Parisiens.

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