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Des déplacés syriens réparent leurs tentes après une tempête de pluie

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Des déplacés syriens réparent leurs tentes après une tempête de pluie

Des déplacés syriens réparent leurs tentes après une tempête de pluie
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La première tempête hivernale s'est abattue sur des centaines de déplacés syriens recroquevillés dans des tentes précaires, au milieu d'un terrain boueux situé dans le dernier grand bastion insurgé d'Idleb.

Après que le ciel s'est éclairci vendredi, Oum Mohammed est sortie de la tente familiale pour la réparer et l'arranger en vue des mois froids qui approchent.

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Elle est l'une des 300 habitants du camp de Kafr Dariyan, dans le nord-ouest de la province d'Idleb, ayant fui leurs maisons en raison de la guerre en Syrie qui dure depuis sept ans.

De fortes rafales de vent font onduler sa maison familiale: un patchwork de couvertures mal assorties, cousues entre elles et jetées sur une plaque de métal.

Oum Mohammed, dont le visage hâlé est sillonné de rides, remplit un sac de riz blanc pour maintenir enfoncés les côtés de sa tente.

Vêtue d'une longue robe marron et d'un foulard bleu foncé, elle enfonce un gros piquet en bois pour ancrer au sol sa maison avec une corde.

A l'intérieur, elle enfile une aiguille dans une ficelle rugueuse pour réparer tous les trous de la tente provoqués par la tempête de la nuit.

"L'hiver est arrivé et nous sommes coincés dans des tentes avec seulement des couvertures au-dessus de nos têtes", se lamente Oum Mohammed, entourée de deux jeunes filles et d'un garçon.

"Elles vont toutes s'envoler, donc nous les fixons", poursuit-t-elle.

A l'extérieur, l'eau de pluie s'est concentrée au milieu d'une large flaque de boue à seulement quelques mètres de l'endroit où dort sa famille.

Des enfants vêtus de vestes pataugent dans la boue -- le plus chanceux d'entre eux porte des bottes en caoutchouc, tandis que d'autres sont chaussés de simples sandales en plastique, ou voire pieds nus.

Des moutons se promènent autour des tentes sur la terre humide.

Sous un ciel bleu dégagé, une autre femme remplit des sacs avec de la terre à l'aide d'une pelle, avant de les lancer sur les côtés de sa tente.

Près de la moitié des trois millions d'habitants vivant actuellement dans la province d'Idleb sont des déplacés qui ont dû fuir leurs maisons en raison des combats dans d'autres parties du pays.

Depuis 2011, le conflit syrien a fait plus de 360.000 morts, et poussé près de la moitié de la population à fuir sa maison.

Pour l'instant, Kafr Dariyan et la région d'Idleb ont été protégés d'un assaut du régime grâce un accord négocié par Moscou et Ankara prévoyant une zone tampon à Idleb.

Mais Damas a affirmé que l'accord était "temporaire" et a assuré qu'Idleb et les régions voisines reviendraient à terme au régime.

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