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Mondiaux de gymnastique: la Chine sacrée au bout du suspense

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Mondiaux de gymnastique: la Chine sacrée au bout du suspense

Mondiaux de gymnastique: la Chine sacrée au bout du suspense
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A peine cinq centièmes : c'est l'infime écart avec lequel les Chinois ont été sacrés champions du monde de gymnastique artistique par équipes (256,634), devant les Russes (256,585) et les Japonais (253,744), vainqueurs sortants, lundi à Doha.

Les trois nations montées sur le podium mondial décrochent par la même occasion leur qualification pour les jeux Olympiques 2020 à Tokyo.

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A mi-parcours, le Japon de Kohei Uchimura, sextuple champion du monde du concours général et engagé sur quatre agrès (arçons, anneaux, barres parallèles et fixe), bien que visiblement encore gêné par sa cheville blessée il y a un an aux Mondiaux-2017, occupait la première place provisoire. Mais les gymnastes nippons ont vu s'envoler leurs espoirs dorés avec le passage fatal aux barres parallèles d'un des leurs, Yusuke Tanaka, qui a chuté et n'a récolté que 11,566 points.

Piégé sur le même agrès (13,800), le Russe Artur Dalaloyan regrettait amèrement sa défaillance, la tête entre les mains, après l'ultime passage de la compétition, celui un peu chaotique de son compatriote Nikita Nagornyy à la barre fixe (13,733). Car c'est au bénéfice d'une marge infime, de 49 millièmes, que la Chine s'est parée d'or. Malgré une chute à la barre fixe de Xiao Ruoteng (12,600), à la dernière rotation, qui a maintenu le suspense intact jusqu'au bout. Au sol déjà, le champion du monde sortant du concours général avait fini à terre.

- "Si proche..." -

"On est une équipe jeune mais forte. On croit en nous-mêmes et on peut faire encore mieux. On doit apprendre à gérer la pression et s'entraîner encore plus dur à la maison pour revenir meilleurs", a projeté Xiao.

"D'un côté, on est très heureux d'avoir obtenu notre qualification pour les JO-2020. C'est ce qu'on voulait, mais d'un autre côté, on est bien sûr très déçus. On était si proches...", a résumé le Russe David Belyavskiy.

Si les Russes ont impressionné au saut, Dalaloyan et Nagornyy dépassant tous les deux les 15 points, c'est aux barres parallèles - l'appareil sur lequel ont dérapé leurs principaux rivaux - que les Chinois se sont distingués, en particulier Zou Jingyuan (16,200).

Au palmarès, la Chine, en bronze il y a trois ans, succède au Japon, médaillé d'or en 2015 devant la Grande-Bretagne, un an avant de conquérir le sacre olympique à Rio.

Les Français, douzièmes des qualifications, ne figuraient pas en finale sur les agrès qataris.

Place mardi à la finale dames par équipes, promise aux Américaines, qui ont dominé les qualifications de la tête et des épaules, dans le sillage de leur irrésistible chef de file, la quadruple championne olympique en titre Simone Biles, de retour sur la scène internationale pour la première fois depuis des JO-2016 fastueux.

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