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AMA: Reedie ne veut pas s'aligner sur les vues américaines

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AMA: Reedie ne veut pas s'aligner sur les vues américaines

AMA: Reedie ne veut pas s'aligner sur les vues américaines
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Le président de l'Agence mondiale antidopage (AMA) Craig Reedie a insisté jeudi sur le fait que la lutte mondiale antidopage, et notamment sa gestion du cas russe, n'avait pas à s'aligner sur les vues américaines, après les récentes critiques de l'agence américaine antidopage, soutenue par la Maison blanche.

Des représentants d'agences antidopage, des ministres des Sports et des sportifs, venus des Etats-Unis, d'Australie, d'Allemagne, du Canada, de Norvège, de Grande-Bretagne et de Nouvelle-Zélande, ont été reçus à la Maison blanche mercredi et ont réclamé une réforme de l'AMA. Les participants veulent une AMA "plus forte et plus responsable envers les sportifs propres afin que les gouvernements, l'opinion publique et les sportifs continuent à la soutenir et à croire en elle".

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Craig Reedie a expliqué à l'AFP ressentir "de l'irritation" après ce qui ressemble à une nouvelle déclaration de guerre de la part du camp hostile à la levée de la suspension de la Russie, décidée le 20 septembre par l'AMA.

Le président de l'agence antidopage américaine (Usada) Travis Tygart "ne représente que lui et un petit groupe d'agences antidopage" --17 signataires du dernier manifeste, ndlr--, a estimé Reedie dans le cadre d'une réunion avec les médias à Londres.

"Si on regarde les agences antidopage au niveau mondial, il y en a environ 50. Les agences régionales couvrent 123 autres pays et certains comités olympiques nationaux couvrent aussi ces responsabilités. C'est irritant de voir qu'un seul petit groupe d'entre eux est déterminé à critiquer", a défendu Reedie, qui cèdera son poste en novembre 2019.

"Je ne propose pas de législation, ce sont les parties prenantes (gouvernements, agences antidopage, fédérations internationales, CIO, NDLR). Si les agences antidopage veulent quelque chose, elles doivent en parler aux gouvernements, elles doivent en parler au CIO, et revenir vers nous avec des changements", s'est défendu Reedie.

Les agences et gouvernements critiques "devraient comprendre que le monde antidopage évolue selon des règles, acceptées par tous." "Cela ne se fait pas selon les vues des Etats-Unis", a-t-il insisté. "Nous avons des procédures. Nous avons fait en fonction de ces procédures. On ne peut pas s'en éloigner quand cela nous chante."

"En ce qui concerne Travis Tygart et ses commentaires critiques, voire hostiles, depuis 2 ans et demi ou trois ans: nous vivons dans une société libre et il a le droit de dire ce qu'il veut. (...) Cela me semble pointer vers l'idée que la seule solution pour tout est celle qui vient des Etats-Unis. Je ne pense pas que ce soit correct. Nous faisons notre part, le CIO et les fédérations internationales font la leur. Un seul pays n'a pas raison", a cinglé Reedie.

"Je pense que l'Usada pourrait être bien avisée d'aller parler aux syndicats des joueurs de leurs sports professionnels (NFL, NHL, MLB, NBA) pour leur faire comprendre que le sport propre pourrait en bénéficier énormément s'ils s'alignaient sur le Code (mondial antidopage). Ce ne sera pas facile, mais il faut bien commencer quelque part. C'est une lacune dans leur travail", a-t-il riposté.

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