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Boxe: la proposition de Rakhimov pour éviter l'exclusion des JO rejetée

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Boxe: la proposition de Rakhimov pour éviter l'exclusion des JO rejetée

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Favori de la course à la présidence de la Fédération internationale de boxe (AIBA), malgré les réticences du CIO qui menace d'exclure le sport des JO-2020 s'il est élu, Gafur Rakhimov a subi une première déconvenue vendredi.

En ouverture du congrès qui doit voir à Moscou l'élection du nouveau patron de la Fédération internationale, l'homme d'affaires ouzbek s'était dit prêt à se retirer temporairement, s'il était élu, pour éviter un conflit avec le Comité international olympique qui s'inquiète de sa réputation controversée.

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"Un amendement, que vous allez voter, va mettre en place un système permettant au président élu, qui que ce soit, de laisser son poste pour une période donnée", a expliqué Gafur Rakhimov, élu président par intérim de l'AIBA en janvier.

Ce système aurait permis au président de l'AIBA de se mettre en retrait pour un an au maximum, tout en gardant tous ses droits au sein du comité exécutif.

Problème, son amendement n'a pas obtenu la majorité nécessaire pour être adopté: 64 délégués ont voté pour, 34 ont voté contre et quatre se sont abstenus, alors qu'il fallait la majorité des deux tiers parmi les votants, soit 66 voix.

Ce vote ne remet pas en question l'élection probable de Gafur Rakhimov comme président de l'AIBA, à l'issue du congrès qui se terminera samedi, mais la sortie de crise proposée par l'homme d'affaires de 67 ans semble compromise.

Lors de son discours d'ouverture, vendredi, Gafur Rakhimov avait en effet assuré que l'AIBA allait "répondre à toutes les exigences" du CIO, ajoutant que "nous nous occupons de ces inquiétudes et faisons d'excellents progrès".

Grâce aux "améliorations" adoptées pendant le congrès, allusion à l'amendement qu'il voulait faire adopter, "tout sera en place pour voir la boxe olympique à Tokyo, à Paris (2024), à Los Angeles (2028) et à toute autre compétition olympique", avait-il encore déclaré.

- "Situation financière terrible" -

Le CIO s'inquiète des problèmes de gouvernance de la Fédération et de l'image de M. Rakhimov, sur la liste des sanctions du Trésor américain qui le considère comme un "grand criminel" dans son pays.

Gafur Rakhimov dément ses accusations mais le CIO, qui a déjà décidé de "geler" ses relations avec la Fédération et suspendu le versement de ses aides financières à l'AIBA, a menacé d'exclure la boxe des JO-2020 de Tokyo en cas d'élection de l'homme d'affaires ouzbek.

Arrivé provisoirement à la tête de l'AIBA en janvier après la suspension du Taïwanais Ching Kuo Wu, accusé de mauvaise gestion, Gafur Rakhimov a lourdement accusé l'ancienne équipe dirigeante de la Fédération, assurant que "la situation financière était terrible" et que l'AIBA "avait près de 40 millions de dollars de dette".

Gafur Rakhimov est opposé dans cette élection à l'ancien boxeur kazakh Serik Konakbayev. Celui-ci a failli voir sa candidature rejetée, sa lettre contenant les soutiens d'au moins 20 fédérations étant arrivée avec un jour de retard au siège de l'AIBA. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a finalement autorisé cette semaine sa candidature.

"Ce congrès illustre la différence de transparence de l'AIBA entre avant et maintenant. Ce que vous avez vu était un congrès où tout le monde avait une voix", a tenu à assurer à la fin de la première journée du congrès Tom Virgets, le directeur exécutif de l'instance.

Cette transparence, les débats ayant d'ailleurs largement débordé sur les horaires impartis, est peut-être ce qui a coûté à Rakhimov le rejet de sa candidature, près d'un tiers des délégués présents au début de la journée étant absents au moment du vote de l'amendement qu'il proposait.

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