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Bayern-AEK Athènes: le Bayern et Kovac au bord du KO avant une semaine cruciale

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Bayern-AEK Athènes: le Bayern et Kovac au bord du KO avant une semaine cruciale

Bayern-AEK Athènes: le Bayern et Kovac au bord du KO avant une semaine cruciale
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L'AEK Athènes peut rêver! Petit Poucet de la scène européenne, l'équipe grecque joue mercredi (21H00) à Munich contre un Bayern en plein désarroi, qui reste sur quatre matches consécutifs à domicile sans victoire, ce qui ne lui était plus arrivé depuis 2001.

A l'époque, l'actuel directeur sportif Hasan Salihamidzic et l'entraîneur Niko Kovac étaient tous les deux des joueurs du club. Un clin d’œil de l'histoire dont le duo se serait bien passé, à l'aube d'un semaine cruciale: après la Ligue des champions mercredi, le Bayern se déplacera samedi à Dortmund pour le "Klassiker" allemand. Une défaite rejetterait les Bavarois champions en titre à sept points de leur rivaux historiques.

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Mardi, Kovac a choisi de rire lorsqu'un journaliste lui a demandé en ouverture de sa conférence de presse d'avant-match s'il vivait sa dernière semaine au Bayern: "Hoho, c'est une question difficile !", a-t-il dit, avant d'expliquer qu'il entendait pour l'instant se concentrer uniquement sur le match d'Athènes.

En C1, le champion d'Allemagne a la chance d'être dans un groupe à sa portée, avec Benfica et l'Ajax. Une victoire mercredi pourrait même le qualifier pour les 8e de finale, si Benfica ne bat pas l'Ajax à Lisbonne.

"Mais rien ne va plus au Bayern actuellement", constate pourtant le site Sport.de, à l'unisson de tous les commentateurs du pays, "le directeur sportif, l'entraîneur et les joueurs semblent incapables de résoudre les problèmes sur et hors du terrain. Ils sont complètement désemparés".

- "Si nous avions la réponse..." -

Certes Munich a évité la chute libre en remportant quatre matches en octobre, contre des adversaires plus faibles. Mais au delà de ces résultats en dents de scie, c'est aussi et surtout la manière qui inquiète les supporters du "Rekordmeister".

Depuis plus d'un mois, cette équipe taillée pour remporter la Ligue des champions est sur courant alternatif. A des périodes de domination, trop souvent stériles, succèdent de longs tunnels sans rythme, sans plan de jeu, et surtout sans cet esprit de combat qui est censé être l'ADN du Bayern.

Seul en pointe, Robert Lewandowski erre parfois comme une âme en peine. Accoutumé depuis des années à caracoler en tête du classement des buteurs du championnat, le Polonais est actuellement neuvième, avec cinq buts, alors que les quatre leaders comptent 7 buts chacun.

Personne n'a l'air de comprendre d'où vient le problème, ni comment le résoudre. "Oui, c'est... je me le demande aussi, je ne vois pas de réponse à première vue", a bredouillé samedi Salihamidzic, après un piteux match nul contre Fribourg (1-1) en Bundesliga.

"Nous avons des séquences dans le match où nous jouons bien. La question est naturellement pourquoi ça ne dure pas", reconnaît le capitaine Manuel Neuer.

"Si nous avions la réponse", lui fait écho son jeune coéquipier Serge Gnabry, "il y a longtemps qu'on aurait remis les choses en place".

- Le syndrome Ancelotti -

Quant à Kovac, il constate les carences. Sans apporter d'idées pour y remédier. "Coups tactiques, permutations de joueurs, changement de schéma? Rien de tout cela (...) Il n'y a pas de plan B", déplore Kicker, le magazine allemand du football.

Le coach, en place depuis l'intersaison, persiste aussi dans son idée d'une rotation systématique. Dans la presse, les fuites s'accumulent pourtant pour dire que les tauliers de l'équipe ne supportent plus cette absence de repères. "Kovac voulait assurer la bonne ambiance avec sa rotation, c'est l'inverse qui est arrivé", croit savoir Kicker.

Des joueurs-clés comme Mats Hummels, Franck Ribéry, Arjen Robben ou Thomas Müller vivent mal de devoir regarder des matches entiers depuis le banc de touche. D'une part, ils manquent de rythme lorsqu'ils finissent par entrer en jeu et, plus grave peut-être, leur charisme de leaders de vestiaire, si précieux en période de crise, s'en trouve fortement érodé.

En début de saison dernière, c'est aussi en cassant la hiérarchie que Carlo Ancelotti avait perdu le soutien de ses cadres, avant d'être limogé fin septembre. Son successeur Jupp Heynckes s'était appuyé sur un noyau dur pour relancer la machine.

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