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XV de France: deux retouches express pour affronter l'Argentine

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XV de France: deux retouches express pour affronter l'Argentine

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On ne change (quasiment) pas une équipe qui perd (sur le gong): le sélectionneur du XV de France Jacques Brunel a procédé à deux changements pour affronter l'Argentine samedi, derrière, avec les titularisations de Gaël Fickou, l'homme en forme du début de saison, et de Yoann Huget.

"Je n'ai jamais été tenté de modifier fondamentalement l'équipe car selon moi elle n'a pas mérité" de s'incliner contre l'Afrique du Sud (29-26), le 10 novembre au Stade de France, après le temps réglementaire, a justifié le sélectionneur.

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A l'entendre, Brunel aurait même pu reconduire l'intégralité de son XV de départ pour tenter d'éviter, samedi à Villeneuve-d'Ascq, une sixième défaite de suite en test-match, une première dans l'histoire du XV de France depuis l'arrivée du professionnalisme en 1995.

Mais Damian Penaud a laissé une cheville dans le combat livré aux Boks, où Geoffrey Doumayrou a été victime d'une commotion cérébrale.

Même s'il a été déclaré apte, l'encadrement a préféré le laisser au repos au profit de Fickou, étincelant depuis le début de saison avec le Stade Français (six essais en sept matches) et au profil plus offensif.

"On a profité de la forme de Gaël Fickou et de cette commotion qui fait qu'on est obligé de préserver (Doumayrou) un petit peu", a expliqué Brunel.

- 'Un de nos facteurs X' -

Fickou (24 ans, 39 sél.) se voit donc offrir l'occasion de confirmer au plan international son excellent début de saison à Paris, rejoint cet été après six années au Stade Toulousain, afin de redonner un coup d'accélérateur à une carrière endormie.

"Je pense que cela lui a fait du bien de partir de Toulouse, de découvrir autre chose, de se mettre entre guillemets en danger", expliquait la semaine dernière Jonathan Danty, son coéquipier au Stade Français et en équipe de France.

"Il est venu pour retrouver le niveau qui est censé être le sien", ajoutait le centre.

Un niveau qui lui avait permis de connaître sa première sélection à quelques jours de ses 19 ans, en mars 2013, puis d'offrir la victoire aux Bleus d'un essai splendide en fin de match face à l'Angleterre un an plus tard (26-24).

Mais le talentueux Varois a ensuite peiné à confirmer, au point d'être relégué à un rôle d'ailier de substitution: il a connu cinq de sept sélections en bout de ligne depuis sa dernière titularisation au centre, en juin 2017 en Afrique du Sud.

Après avoir rongé son frein, Fickou, délesté de plusieurs kilos cet été, a donc une occasion en or de montrer qu'il peut faire autant de différences au plus haut niveau qu'en Top 14.

"On espère qu'il va nous apporter énormément de choses, surtout dans le domaine offensif. C'est un de nos +facteurs X+ derrière, qui sur des actions peut nous faire avancer", a souligné l'ouvreur Camille Lopez.

- Huget au nom de la forme -

Fickou aura à ses côtés un ancien coéquipier au Stade Toulousain, Huget, qui à 31 ans revient lui d'encore plus loin.

La dernière de ses 51 sélections remonte à novembre 2017, et il doit seulement sa présence au forfait en début de rassemblement de Wesley Fofana. Sans compter qu'à son poste Rémy Grosso était à cours de compétition, et que le Fidjien Alivereti Raka aurait sans doute été appelé s'il avait reçu à temps son passeport français.

"Huget a été très performant sur ce début de saison, il n'avait pas été sélectionné initialement car il était blessé. Mais il a eu une récupération beaucoup plus rapide que prévu, ce qui lui a permis de réintégrer la liste", a souligné Brunel.

Le sélectionneur dit l'avoir préféré à Benjamin Fall, polyvalent ailier-arrière, au nom de la forme du moment: "Fall a joué tous les matchs (en club depuis le début de saison) et il nous a semblé un peu plus émoussé en début de stage."

Comme Fickou, Huget abat une carte importante en vue de la Coupe du monde 2019, après avoir manqué celle de 2011 en raison d'une suspension, avant de se blesser gravement à un genou dès le premier match de l'édition suivante.

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