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Tennis: Coric, mental d'acier, la Coupe Davis dans le sang

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Tennis: Coric, mental d'acier, la Coupe Davis dans le sang

Tennis: Coric, mental d'acier,  la Coupe Davis dans le sang
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Vingt-deux ans seulement, un talent fou et un mental d'acier: Borna Coric, enfant prodige du tennis croate auteur d'une saison remarquable, a déjà tout l'arsenal du joueur de Coupe Davis et pourrait être à nouveau l'homme clé de la Croatie en finale contre la France à partir de vendredi.

Une énorme combativité sur le terrain, la capacité à se sublimer dans les grands matches joués sous pression, ainsi qu'une passion profonde pour le "maillot" national: ces ingrédients, essentiels pour espérer briller dans la compétition par équipes centenaire, Coric les possède tous dans sa besace.

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En septembre, devant son public de Zadar, c'est bien lui, et non son compatriote Marin Cilic, 7e mondial et leader de l'équipe, qui a enfilé le costume de héros en demi-finale contre les Etats-Unis.

Après la défaite surprise de Cilic le dimanche, il a dû jouer un match décisif sous tension contre le fulgurant Frances Tiafoe. Mené deux sets à un dans une rencontre folle, le désormais N.12 mondial a eu les épaules assez larges pour renverser le cours du jeu et qualifier son pays après une bataille de plus de quatre heures.

"C'était très dur pour moi, surtout mentalement. Mais avec le public à domicile, et toute l'histoire que l'on a avec ce trophée, j'ai réussi à surmonter tout cela", se souvient le natif de Zagreb pour l'AFP.

- Décisif en Coupe Davis -

Ce match référence n'est pas le premier exploit du jeune Borna en équipe croate. Lui qui a percé très tôt dans le tennis -victoire à l'US Open juniors en 2013, à 16 ans- a eu sa chance dans la compétition avant même ses débuts en professionnel.

Envoyé au casse-pipe à 16 ans face à Andy Murray, Coric lui prend tout de même six jeux et, surtout, en tire une précieuse expérience.

"C'était énorme pour moi, s'est-il souvenu lundi à Lille. Le capitaine m'avait fait jouer, j'étais hyper content. Ca m'a donné beaucoup de confiance pour les rencontres suivantes, ca a été super important, j'ai beaucoup appris de ce match."

Depuis, il a su signer des succès décisifs: cinq de ses neuf victoires en simple ont offert le point de la qualification à la Croatie !

"Jouer pour mon pays, c'est toujours une sensation vraiment particulière. En 2016, je n'ai pas pu jouer la finale (il était blessé pour la défaite contre l'Argentine, ndlr) et c'était très dur pour moi. Pouvoir le faire cette année, ça va être une superbe expérience", confiait-il en marge du Masters 1000 de Paris fin octobre.

Son entraîneur, l'Italien Riccardo Piatti, confirme cet amour pour l'épreuve: "La Coupe Davis, il en parle en permanence. Pour lui, comme pour tout le peuple croate, ce genre d'événement sportif par équipes est extrêmement important, surtout contre une grande nation de sport comme la France", assure-t-il à l'AFP.

- Chasseur de têtes -

Coric arrive dans le Nord avec une très grosse confiance, après avoir réalisé de loin la meilleure saison de sa carrière. Celui que son autre coach, Kristijan Schneider, qualifie "d'énorme travailleur" et de "grand combattant", s'est adjugé un titre à Halle et une finale à Shanghai en Masters 1000, en surclassant à chaque reprise Roger Federer. En 2018, il s'est aussi imposé cinq fois contre des joueurs du Top 10. Et c'est loin d'être un hasard.

Car Coric est, depuis toujours, l'homme des grands rendez-vous. Ses statistiques en Coupe Davis le confirment, ses principaux faits d'armes en individuel également. Sa victoire contre Rafael Nadal à 17 ans seulement, suivie quelques mois plus tard d'une leçon de tennis donnée à Murray, ont marqué la sphère tennis.

A 22 ans, ce fan invétéré de Mike Tyson a déjà envoyé au tapis Nadal, Federer et Murray, tous mis K.O. deux fois par le jeu complet de fond de court du Croate. Seul Novak Djokovic a encore résisté aux jambes de feu et au revers dévastateur du prodige, à l'aise sur toutes les surfaces.

"J'ai toujours adoré les matches à gros enjeu, et si j'avais à choisir, je ne jouerais que ceux-là", admet celui qui toque à la porte du Top 10.

Le caractère du jeune homme est résumé en une phrase, tatouée sur son biceps droit: "Il n'y a rien de pire dans la vie que d'être ordinaire". Apporter à la Croatie sa première Coupe Davis depuis 2005, voilà bien un défi extraordinaire.

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