DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Top 14: Urios, Bordeaux plutôt que les Bleus

Vous lisez :

Top 14: Urios, Bordeaux plutôt que les Bleus

Top 14: Urios, Bordeaux plutôt que les Bleus
Taille du texte Aa Aa

En acceptant de rejoindre l'été prochain Bordeaux-Bègles pour quatre ans, le manager de Castres Christophe Urios s'est fermé lundi les portes du XV de France, même si son nom revenait avec insistance pour l'après-Jacques Brunel en 2020.

Libre en fin de saison, soit quelques mois avant la Coupe du monde au Japon, la route était toute tracée, voire royale, pour que l'ancien talonneur, champion de France en juin dernier avec le CO, endosse le costume de sélectionneur des Bleus. Du moins, le croyait-on. Mais à la surprise générale, Urios a dit oui à l'UBB, qui court depuis des années après une première qualification pour la phase finale.

gi

- "Même si Macron..." -

"Christophe Urios sera à l'UBB pour les quatre saisons qui viennent et ne sera libéré sous aucune condition pour l'équipe de France, même si le président Macron me le demande", a affirmé Laurent Marti, le président du club.

"J'ai bien dit à Christophe que ce serait non, et un grand non", a insisté le dirigeant, qui a déjà vécu cette situation il y a moins d'un an en laissant Brunel à la disposition de la Fédération pour remplacer Guy Novès, limogé.

Le club girondin était depuis une semaine en quête d'un manager après sa séparation avec son manager anglais Rory Teague, provoquée par "des désaccords qui se sont amplifiés dans notre mode de fonctionnement", a justifié Marti.

Jusqu'en juin, l'intérim de l'équipe a été confié à l'Anglais Joe Worsley, le technicien le plus ancien et le plus expérimenté de son staff.

Le choix d'Urios a été une évidence pour Marti, à qui certains médias ont prêté des contacts avec Xavier Garbajosa (l'actuel entraîneur des trois-quarts de La Rochelle), Fabien Galthié (l'ex-manager de Toulon) ou même Novès, toujours en litige avec la FFR. "Des bêtises, de la désinformation même", s'est-il agacé.

- L'aval de Lamerat -

"Dès que nous avons été mis en contact et que j'ai compris qu'il y avait un intérêt, il est tout de suite devenu ma priorité", a expliqué Marti qui a rencontré deux fois Urios.

Mercredi dernier à Toulouse où le patron de Toptex se trouvait pour son travail, puis ce dimanche en faisant visiter à un Urios sous le charme les installations du nouveau centre d'entraînement de Bègles. "Nous sommes tombés d'accord immédiatement".

Marti a aussi pris des renseignements auprès du centre international de Clermont Rémi Lamerat - il a connu Urios à Castres et le retrouvera l'an prochain en Gironde - qui ne lui en a dit que du bien. "Christophe, c'est le mec qui nous manquait pour franchir un palier. Je crois que c'est le meilleur manager français actuel", a résumé Marti.

Les résultats du technicien du CO "parlent pour lui": la montée en Top 14 et une qualification pour les barrages avec Oyonnax en 2015, sans parler du dernier titre conquis avec Castres au nez et à la barbe de clubs plus puissants financièrement (Toulouse, Racing 92, Montpellier), terrassés en phase finale par la force collective des Tarnais.

Urios sait tirer le meilleur de son groupe grâce à "sa passion, sa rigueur, des valeurs humaines, des compétences rugbystiques et une connaissance du Top 14", a énuméré le dirigeant dans un semi-mea culpa. "A part Jacques Brunel, je me suis rendu compte que je n'avais jamais nommé un manager ou un entraîneur ayant autant fait ses preuves en Top 14. C'est peut être l'erreur que j'ai commise."

En engageant Urios sur la longueur, l'UBB, née en 2006 de la fusion du Stade Bordelais et du CA Bègles, entend bien mettre fin à une instabilité devenue chronique dans ses encadrements: Raphaël Ibanez a été poussé vers la sortie (mars 2017) pour mauvais résultats, Brunel est parti au bout d'une demi-saison pour prendre la tête du XV de France, et Teague a tenu moins d'un an.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.