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Top 14: La Rochelle: Gibbes, débarquement avec vents favorables

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Nouveau capitaine de l'équipage rochelais débarqué il y a trois semaines, le Néo-Zélandais Jono Gibbes voit son acclimatation favorisée par une situation sportive idéale en Top 14, sur laquelle il compte surfer samedi pour la réception du Racing 92.

Quatre victoires de rang en Top 14 - six avec le Challenge Européen - à chaque fois sur le fil, permettant au Stade de passer de la 9e à la 4e place, un "après-Patrice Collazo" visiblement bien digéré... Pourquoi changer quand tout va bien ?

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Pour marquer son territoire, le nouveau directeur sportif des Maritimes attendra. En technicien intelligent, méticuleux et plutôt réservé au premier abord, qui n'aime guère les conflits ni le diktat au regard de ses expériences passées (adjoint au Leinster et à Clermont, chef du rugby en Ulster), Gibbes privilégie la discussion.

Débuter par une victoire au Stade Français (14-12) où La Rochelle avait pour habitude d'encaisser des cartons (38 points de moyenne ces dernières saisons) l'a rassuré sur la valeur de ses hommes et la qualité de son staff, composé de Grégory Patat (entraîneur des avants), du Géorgien Akvsenti Giorgadze (touche) et surtout de Xavier Garbajosa (entraîneur des arrières).

"C'est bien mérité mais ce n'était pas du fait de mon travail, a reconnu jeudi le technicien néo-zélandais de 41 ans. L'équipe a montré beaucoup de caractère dans les moments difficiles et pour moi, c'était chouette. Personnellement, c'est très bien car je rejoins une équipe avec ces valeurs".

Même si Garbajosa, N.1 intérimaire en attendant Gibbes, n'avait pas caché, dans un entretien à Midi Olympique, son impression "d'arriver au bout" de sa mission, ni ses interrogations quant à sa relation future avec le nouveau patron.

Pour l'heure, "Garba" reste dans le navire et tout baigne donc pour Gibbes qui s'était félicité, lors de son arrivée en provenance de Waikato - avec lequel il venait de remporter le championnat de deuxième division néo-zélandaise - "des efforts énormes faits par le club pour notre intégration, à moi et ma famille".

- Ne rien brusquer -

"Par exemple, la maison était déjà en place, avec les meubles, ce sont des choses comme ça. C'est donc une première très bonne impression", avait avoué l'ancien All Black (8 sélections au milieu des années 2000), visiblement ravi.

Son quotidien depuis: "observer, analyser afin de me faire un jugement sur l'équipe et le staff, des choses comme ça". Et procéder à toutes petites doses, pour ne rien brusquer au risque de tout dérégler.

"Il ne révolutionne pas les entraînements, ni le système qu'on a mis en place mais c'est vrai qu'il est un peu plus tatillon sur les zones de rucks, sur la défense", confirme l'ailier Vincent Rattez. "On fait un peu plus d'ateliers spécifiques tous mélangés. Sur le contenu des entraînements, c'est sensiblement pareil, il y a juste plus de précision sur les zones de combats."

La communication aussi change, à écouter son compatriote et capitaine Victor Vito. "Jono nous donne plus de directives à moi et aux vice-capitaines. L'une des choses qui évolue, c'est que nous nous sentons tous concernés sur le terrain. Avant les discussions de match n'engageaient que deux ou trois joueurs à la fois. Là, on sent que c'est le collectif qui se mobilise".

C'est avec ce nouvel équilibre que Gibbes va vivre sa première à Deflandre, un an après y avoir pris l'eau avec l'Ulster en Coupe d'Europe (défaite 41-17).

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