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Hand dames: France-Serbie, Niombla ne s'y attendait pas

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Écartée du groupe avant le début de l'Euro, la handballeuse Gnonsiane Niombla a été prise au dépourvu par le coup de fil de son sélectionneur qui l'a rappelée en équipe de France pour disputer la fin de l'Euro à Nantes et, si tout se passe bien, à Paris-Bercy pour le week-end final.

"Je m'étais complètement ôté l'idée de faire cet Euro à la maison. Quand Olivier (Krumbholz, le sélectionneur) m'a appelée, ça a été un choc. Mais je suis très heureuse et très concernée par ce qui va se passer. C'est une chance inouïe", dit la joueuse de Metz, qui fera ses débuts contre la Serbie dans le dernier match de poule, mercredi à Nantes (21h00). Les Françaises doivent obtenir au moins un résultat nul pour être sûres de disputer la demi-finale vendredi à Paris-Bercy.

Sa "première pensée" a été pour Kalidiatou Niakaté, la joueuse de Nantes, qui a dû plier bagages lundi faute de s'être imposée au poste d'arrière gauche, en particulier contre la Suède dimanche (21-21). "J'ai vécu ça il y a quinze jours. C'est le sport qui le veut, on a des émotions, des bonnes et des moins bonnes", dit Gnonsiane Niombla, revenue en France cette année après deux saisons à Bucarest.

Dans les jours qui ont suivi sa mise à l'écart, à la fin de la préparation, la native de Villeurbanne avoue avoir eu des "sentiments partagés". Si elle a "toujours pris des nouvelles" des copines, elle n'a regardé que deux matchs sur les cinq joués jusqu'ici par la France.

- "Lui prouver qu'il a eu tort" -

Cela n'empêchera pas cette joueuse de 28 ans de se (ré)intégrer facilement à l'équipe grâce à sa grande expérience, elle qui est notamment championne du monde (2017) et vice-championne olympique (2016). Après quelques jours de vacances, elle avait repris l'entraînement avec son club et n'a pas perdu la forme.

"En pleine confiance? Je ne dirais pas ça, mais je me sens bien. Je ne pense pas être en manque de rythme. Je crois pouvoir apporter mes qualités de débordement et de passe. Comme d'habitude, c'est à démontrer sur le terrain", dit la droitière, qui ne cache pas éprouver un certain désir de revanche.

"J'ai envie de prouver que j'avais ma place depuis le début. Ce n'est pas un combat contre Olivier, il ne faut pas se tromper. C'est un combat avec les copines et pour elles pour battre la Serbie. J'espère que je vais lui prouver qu'il a eu tort", dit cette joueuse explosive, qui court vite et saute haut.

Le sélectionneur ne demande pas mieux. "Gnonsiane est une excellente joueuse sur un poste (de droitière) où la concurrence est très forte (Estelle Nzé-Minko, Orlane Kanor, Allison Pineau). Elle est complète, c'est une fille d'expérience. Elle est en pleine forme, sûre de ses qualités, elle est peut-être un peu revancharde et tant mieux. C'est le moment idéal pour montrer que son coach a eu tort de ne pas l'aligner dès le début. Qu'elle le prouve et je saurai avec plaisir reconnaître mes erreurs", promet-il.

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