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Face à l'Iran, la "ligne rouge" d'Israël est sa propre survie, dit Netanyahu

Face à l'Iran, la "ligne rouge" d'Israël est sa propre survie, dit Netanyahu
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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré mercredi qu'Israël était prêt à attaquer l'Iran sur le territoire de ce dernier si la "survie" de l'Etat hébreu était en jeu.

"Notre ligne rouge, c'est notre survie", a dit M. Netanyahu à la presse qui lui demandait quelle "ligne rouge" devrait être franchie pour qu'Israël attaque l'Iran à l'intérieur des frontières de la République islamique.

"Nous faisons ce qui est nécessaire pour protéger l'Etat d'Israël contre le régime iranien qui, au bout du compte, appelle à annihiler l'Etat juif", a-t-il dit.

"Je n'exclus rien qui puisse être nécessaire pour nous défendre", a-t-il insisté.

Israël est le seul pays dont l'armée combatte "directement" les forces iraniennes, sur le sol de la Syrie voisine, où l'Iran soutient le régime de Bachar al-Assad, a poursuivi le Premier ministre.

M. Netanyahu présente l'Iran comme la plus grave menace pour Israël. Il est l'un des plus farouches détracteurs de l'accord nucléaire conclu en 2015 par des grandes puissances, dont les Etats-Unis, avec l'Iran, mais dénoncé cette année par l'administration du président Donald Trump.

M. Netanyahu a répété que les agissements iraniens dans la région, en particulier en Syrie et au Liban, l'engagement d'Israël dans la lutte antiterroriste et son avance technologique avaient rapproché les pays arabes, historiquement hostiles, de l'Etat hébreu.

"Les pays arabes comprennent exactement qu'Israël n'est pas leur ennemi, mais leur partenaire indispensable" contre les extrémistes, a-t-il soutenu, parlant de "nouvelle relation entre Israël et le monde arabe".

Parmi les pays arabes, Israël n'a de relations diplomatiques qu'avec l'Egypte et la Jordanie.

Un éventuel rapprochement avec l'Arabie Saoudite en particulier, poids lourd mais aussi rival de l'Iran, serait une percée considérable pour Israël.

M. Netanyahu a affirmé la nécessité d'observer selon lui un équilibre dans la réaction diplomatique au meurtre de Jamal Khashoggi, éditorialiste critique du pouvoir de Ryad, tué le 2 octobre par des agents saoudiens dans le consulat de son pays à Istanbul.

S'il a qualifié le crime "d'horrible, rien de moins", il a estimé que chaque pays, en particulier ceux qui ont des relations formelles avec l'Arabie saoudite, doit décider comment réagir.

"Cela est contre-balancé par l'importance de l'Arabie Saoudite et le rôle qu'elle joue au Moyen-Orient, parce que, si on déstabilisait l'Arabie Saoudite, c'est le monde entier qu'on déstabiliserait (...) et je crois qu'il faut prendre cela en compte", a-t-il dit.

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