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Ligue des champions: le Paris-SG a grandi dans l'adversité

Ligue des champions: le Paris-SG a grandi dans l'adversité
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Dire qu'un mois plus tôt, il était au bord de l'élimination: le Paris SG a terminé en tête de sa poule très relevée de Ligue des champions, grâce à des ressources mentales nouvelles, et au sans-faute managérial de son entraîneur Thomas Tuchel.

. "Fort mentalement"

Il est presque étonné, Thiago Silva. "L'Etoile rouge nous a mis en difficulté, surtout en deuxième mi-temps. Mais je suis très heureux, parce qu'après qu'ils ont marqué un but, on est resté tranquille, fort mentalement".

Dans pareilles circonstances, sous la pression de l'équipe adverse et d'un public bouillant, le PSG a eu ces dernières saisons tendance à paniquer. Difficile par exemple d'oublier la fin de match à Barcelone, cette fameuse "remontada", lors de laquelle les Parisiens avaient concédé trois buts en moins de dix minutes pour laisser filer une qualification qui leur tendait les bras (succès 4-0 à l'aller, défaite 6-1 au retour).

"Avec l'enthousiasme de leur équipe, leurs supporters ont poussé et ils ont marqué mais on a bien tenu, on a réussi à laisser du temps pour que cet enthousiasme passe", analyse Marquinhos après la victoire 4-1 sur le terrain de l'Etoile rouge, où Naples avait fait 0-0 et Liverpool perdu 2-0.

. "A la gorge"

Pour Marquinhos, épatant à son nouveau poste de milieu défensif, avoir été au bord de l'élimination alors que les phases de groupes sont habituellement une promenade de santé a forgé le caractère parisien. Contre Liverpool (victoire 2-1) puis l'Etoile rouge, "on avait deux finales à jouer. On a pris ces matchs à la gorge, comme il fallait et cette phase de poule va nous servir pour la suite".

"On a eu des bons changements d'état d'esprit sur le terrain", expose-t-il, référence sans doute au manque de liant entre les individualités parisiennes, flagrant notamment à Liverpool lors de la première journée de cette phase de groupes (défaite 3-2). "Il y avait des choses qui n'allaient pas sur le terrain, le coach a montré ce qu'il fallait améliorer, il nous a parlé dans un bon moment".

"Je pense que depuis Naples il y a vraiment eu un changement d'attitude et avec la qualité qu'on a, ça a payé, les résultats sont venus", analyse encore le Brésilien. "Vraiment, je sens qu'on joue plus comme une équipe", sourit son compatriote Thiago Silva. "Je ne sais pas exactement ce qui a changé, mais je suis content et j'espère qu'on va continuer comme ça jusqu'à la fin de la saison."

. Une "MCN" plus liée

"On est content de ce qu'on a fait, maintenant on tourne la page, on a une parenthèse de compétitions nationales, il faudra tenter de faire un sans faute pour engranger de la confiance et arriver préparé en février", observe Kylian Mbappé.

Ce changement de mentalité se traduit aussi par de meilleurs échanges au sein du trio d'attaque Cavani-Neymar-Mbappé, un peu cacophonique en début de saison.

"Il y a un processus de travail et ça ne veut pas dire que je ne m'entends pas avec Neymar ou Mbappé", assurait début novembre l'Uruguayen à l'AFP. "J'espère que ce travail, avec le nouvel entraîneur, va réussir à nous donner la structure parfaite pour faire une grosse saison, tous ensemble."

. Tuchel a tout bon

Ressources mentales, solidarité collective, meilleures combinaisons... Quelle est la part de responsabilité de l'entraîneur Thomas Tuchel, arrivé cet été ?

L'Allemand s'est jusque-là sorti de toutes les chausse-trappes, faisant cohabiter les egos dans la bonne humeur, réussissant ses coups tactiques, n'hésitant pas à se montrer sévère avec les mauvais comportements (comme quand Adrien Rabiot et Mbappé, en retard à une causerie, n'ont pas été titularisés à Marseille).

Il s'empresse toutefois de temporiser: "Dans cette compétition, c'est nécessaire d'avoir de l'expérience, l'expérience des finales, des demi-finales, des quarts et nous n'avons pas cette expérience". Mais elle se forge, petit à petit, et Marquinhos estime que le PSG a "grandi" grâce à cette phase de groupes.

De quoi "rêver plus grand", comme le programme le slogan du PSG ? "Ce n'est pas pour nous, c'est pour les supporters", a plaisanté Tuchel auprès du diffuseur RMC. Manière de dire qu'il est trop tôt pour s'enflammer, le PSG restant sur deux éliminations consécutives au stade des huitièmes de finale. Il faudra donc attendre février pour savoir si, effectivement, Paris a bien grandi.

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