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L'équipe de Russie de biathlon à nouveau visée par une enquête pour dopage

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Une nouvelle affaire embarrassante pour la Russie: le parquet autrichien a ouvert une enquête judiciaire visant l‘équipe russe de biathlon pour des soupçons de dopage lors des Mondiaux de février 2017 à Hochfilzen (Tyrol).

Au total, dix membres de l‘équipe, cinq athlètes et cinq membres de l’encadrement, sont concernés par cette procédure pour des accusations de “fraude grave liée au dopage” et “d’usage de substances et méthodes interdites liées au dopage”, selon un communiqué du parquet anti-corruption autrichien diffusé jeudi.

Les enquêteurs autrichiens ont profité de la présence à Hochfilzen des Russes à l’occasion de la 2e étape de la Coupe du monde (de jeudi à dimanche) pour interroger mercredi athlètes et membres de l’encadrement, mais aucune perquisition n’a été menée, a indiqué le parquet autrichien, et la participation des Russes aux épreuves à Hochfilzen n’est pas remise en cause.

Il n’empêche, cette affaire fait tâche alors que le sport russe n’en finit pas de se débattre avec des accusations de dopage institutionnalisé touchant tous les sports entre 2011 et 2015 depuis la publication du rapport du juriste canadien Richard McLaren, missionné par l’AMA (Agence mondiale antidopage). Le biathlon russe n’a pas été épargné puisque sa Fédération (RBU) a été rétrogradée au statut de membre provisoire de la Fédération internationale (IBU) en décembre 2017.

- “Évènements absurdes” –

Les liens troubles entre les autorités russes et la Fédération internationale de biathlon (IBU) ont par ailleurs sérieusement ébranlé l’institution cette année, son président, le Norvégien Anders Besseberg, ayant été contraint à la démission en avril après avoir été soupçonné d’avoir touché plusieurs centaines de milliers d’euros de pots-de-vin pour protéger les intérêts russes et cacher des cas de dopage de sportifs russes. Il a été remplacé par le Suédois Olle Dahlin.

Face à ces nouvelles accusations venues d’Autriche, les officiels russes ont fait front. “La partie autrichienne n’a présenté aucun document officiel, à l’exception de la notification de l’enquête”, a ainsi déclaré Vladimir Dratchev, le président de la RBU, dans un communiqué à l’AFP, disant attendre “des éclaircissements de la part des forces de l’ordre autrichiennes”.

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a pour sa part dénoncé lors d’un briefing “des évènements absurdes”, assurant que l’intervention de la police à la veille d’une compétition créait “une atmosphère étrange, déstabilisatrice et oppressante pour les athlètes”.

Les biathlètes ont eux manié la dérision. “Hier, on m’a accusé, et pas seulement moi, d’une espèce de machination à la transfusion sanguine et d’autre chose encore. Et tout ça remonte à février 2017”, a regretté sur son compte Instagram Alexander Loginov. Ironie de l’histoire, le Russe avait été suspendu pour dopage entre 2014 et 2016 avant d‘être au centre d’une passe d’armes musclée avec le Français Martin Fourcade lors des Mondiaux de 2017 à Hochfilzen, aujourd’hui au centre de l’attention des enquêteurs autrichiens.

Après la victoire de l’Allemagne devant la France et la Russie sur le relais hommes, les Russes avaient refusé de serrer la main de Fourcade, qui avait quitté le podium lorsqu’ils étaient venus récupérer leur médaille. Les Russes avaient reproché à Fourcade, très en pointe dans la lutte antidopage, un supposé geste antisportif ayant provoqué la chute de Loginov.

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