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Année-2018-2019 de handball: clubs et sélections, messieurs et dames, la France domine partout

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Déjà dominant avec ses équipes nationales, championnes du monde chez les hommes et les femmes - elles mêmes sacrées championnes d'Europe dimanche - le handball français a étendu son hégémonie aux compétitions de clubs en 2018 en réussissant un triplé inédit en Ligue des champions messieurs.

Que la France gagne en handball n'est pas une nouveauté. Depuis le bronze des Jeux de Barcelone en 1992, l'armoire à trophées a été garnie de 29 médailles (19 masculines, dont 11 d'or et désormais 10 féminines avec le triomphe de dimanche à Bercy, dont 3 d'or). Mais en club, l'Hexagone peinait face aux concurrents de Bundesliga, d'Espagne ou d'Europe de l'Est. Le seul à avoir été champion d'Europe était, déjà, Montpellier en 2003, chez les hommes, de nouveau sacré en 2018.

Le triomphe du Final Four où étaient présents les clubs de Nantes et Paris, fin mai, s'explique par deux phénomènes: la structuration et la montée en puissance économique des clubs au sein de la Ligue nationale de handball d'une part, et la confirmation de l'excellence de la formation de l'autre.

Depuis la création de la LNH il y a quatorze ans, les budgets ont été multipliés par presque trois, grâce à l'augmentation des partenariats privés (53,4% des ressources), pour atteindre 5 millions d'euros de moyenne. Avec de fortes disparités: le PSG, cas particulier à cause de l'appui du Qatar, est au niveau des plus riches européens avec ses 17,7 millions d'euros et largement au-dessus du lot en France (Montpellier 7,5 M EUR, Nantes 5,9 M EUR).

Les meilleurs joueurs, qui naguère partaient sous d'autres cieux, sont rentrés au bercail. La grande majorité des "Experts" étaient ainsi au Final Four sous les couleurs du MHB (Valentin Porte, Michaël Guigou, Melvyn Richardson...), du "H" (Nicolas Tournat, Nicolas Claire...) et du PSG (les Karabatic, Nedim Remili, Luc Abalo...).

- Au tour des clubs féminins ? -

Grâce à l'attractivité nouvelle des clubs, ils côtoient désormais dans l'Hexagone quelques-uns des meilleurs joueurs du monde, en particulier des Espagnols, champions d'Europe des nations en 2018, chassés de chez eux par la crise économique, comme les Nantais Eduardo Gurbindo, David Balaguer et Valero Rivera.

"Les clubs sont créateurs de pépites depuis trente ans. Mais l'économie et la structuration du handball français ont pris plus de temps pour arriver à maturité", expliquait le président de la (LNH) Olivier Girault au moment du Final Four.

En profondeur, ce succès est dû à l'efficacité de ce que le directeur technique national Philippe Bana appelle "l'usine à champions" française.

"C'est un réseau pyramidal large présent dans tous les territoires de France et étalé sur quatre continents puisqu'on travaille en Océanie, aux Antilles, à la Guyane, dans l'océan Indien. Il y a un pari de la proximité, de la largeur, des racines, de l'humain", dit le DTN en parlant des 2400 clubs de hand français qui attirent 500.000 licenciés, soit deux fois et demi plus qu'il y vingt ans.

Selon le dirigeant, la belle histoire n'est pas près de se terminer. "Cette usine, on a mis quinze ans à l'optimiser. Ces grosses machines mettent longtemps à tourner mais quand elles commencent, elles n'arrêtent plus de cracher", dit-il à l'AFP.

"Cette performance va se renouveler parce que les entreprises que sont devenus les clubs sont stables, fiables, articulées sur des modèles économiques solides", continue-t-il, annonçant même un succès similaire des deux clubs féminins les plus ambitieux. "Brest et Metz vont faire ce que Montpellier et Nantes ont fait", assure-t-il.

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