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Grande-Bretagne: deux milliards pour préparer un potentiel Brexit sans accord

Grande-Bretagne: deux milliards pour préparer un potentiel Brexit sans accord
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Le gouvernement britannique a annoncé mardi allouer deux milliards de livres (2,2 milliards d'euros) à vingt-six ministères et départements pour les préparatifs en vue d'un potentiel Brexit sans accord, scénario qui pourrait également mobiliser jusqu'à 3.500 militaires.

"Un gouvernement responsable se prépare à toutes les éventualités et c’est la raison pour laquelle nous intensifions les préparatifs en cas d’absence d'accord", a déclaré le ministre des Finances, Philip Hammond, dans un communiqué.

Sur cette somme, le ministère de l'Intérieur et le département des douanes, chargés des contrôles aux frontières, se taillent la part du lion, avec respectivement 480 et 375 millions de livres (534 et 417 millions d'euros), qui doivent permettre de recruter "des centaines" de personnes pour la police des frontières et 3.000 agents des douanes.

Le ministère de l'Agriculture recevra quant à lui 410 millions de livres (456 millions d'euros) pour "assurer le maintien du commerce des produits de la pêche, des produits chimiques et de l'agroalimentaire".

Au total, "le Trésor a alloué plus de 4,2 milliards de livres (4,7 milliards d'euros) aux préparatifs en vue du Brexit depuis 2016", a précisé le ministère des Finances.

Un peu plus tôt mardi, le ministre britannique de la Défense Gavin Williamson a annoncé que 3.500 militaires se tiendraient "prêts" à intervenir pour soutenir les services gouvernementaux qui en exprimeraient le besoin en cas de Brexit sans accord. Il a néanmoins précisé qu'"aucune demande officielle" n'avait encore été reçue.

Réuni pour le dernier conseil des ministres de l'année, le gouvernement de Theresa May a décidé mardi d'accélérer les préparatifs en prévision d'une éventuelle sortie de l'UE sans accord, considérés comme "une priorité opérationnelle" à une centaine de jours du Brexit, le 29 mars.

"A juste trois mois de la sortie de l'Union européenne, nous avons maintenant atteint le point où nous devons accélérer ces préparatifs", a déclaré le porte-parole de Mme May à l'issue du dernier conseil des ministres.

Le ministre chargé du Brexit, Stephen Barclay, a ajouté que le "rythme" de publication des recommandations aux entreprises et aux ménages allait s'accélérer.

Fin novembre, Theresa May a conclu avec Bruxelles un accord de divorce après 17 mois de difficiles négociations, qu'elle souhaite voir voter par les députés. Mais l'opposition au texte des députés de tous bords, europhiles comme eurosceptique, renforce la probabilité d'une sortie sans accord.

- Scénarios du chaos -

Le gouvernement a déjà diffusé ces derniers mois des dizaines de notes techniques évoquant, en cas de "no deal", une hausse des frais téléphoniques et bancaires, d'éventuelles pénuries de médicaments ou un possible chaos dans les transports. La Banque d'Angleterre a quant à elle mis en garde contre un effondrement de la livre et une montée en flèche du chômage.

Selon Downing Street, quelque 80.000 entreprises qui seront les plus affectées se verront adresser un email dans les prochains jours et un guide de plus de 100 pages sera publié en ligne.

De son côté, la Commission européenne a également intensifié ses préparatifs en vue d'un "no deal", qu'elle présentera mercredi.

Theresa May a reporté à la dernière minute un vote au parlement sur son projet d'accord, initialement prévu pour le 11 décembre, face au risque qu'il se fasse retoquer par les députés, qu'ils soient partisans d'un Brexit sans concessions ou favorables au maintien dans le club européen. Le texte doit à présent être soumis au vote au cours de la troisième semaine de janvier.

Face au blocage de la situation, de plus en plus de voix s'élèvent pour soutenir l'organisation d'un second référendum, dans l'opposition comme chez les conservateurs. Une cinquantaine de personnalités du monde économique ont également défendu cette option mardi dans le quotidien Daily Telegraph, même si elle est catégoriquement rejetée par Theresa May.

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