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Rallye: Sébastien Ogier et Citroën, objectif Monte-Carlo

Rallye: Sébastien Ogier et Citroën, objectif Monte-Carlo
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Il parcourt inlassablement la même portion de route, s’arrêtant pour débriefer avec son équipe et permettre aux mécaniciens de travailler sur sa C3: Sébastien Ogier a testé cette semaine sur les routes des Hautes-Alpes la Citroën qu’il pilotera l’an prochain en WRC.

En 2019, le sextuple champion du monde des rallyes courra de nouveau pour l‘équipe de ses débuts, avec qui il a déjà effectué plusieurs essais: une journée avant le Rallye de Turquie en septembre, quelques heures à l’usine de Satory, en région parisienne, et deux jours au Portugal fin novembre.

Son objectif déclaré: être titré avec un troisième constructeur, après Volkswagen (2013-2016) et M-Sport Ford (2017-2018).

Cette fois, c’est sur ses terres qu’Ogier teste, aux côtés de son copilote Julien Ingrassia, en vue de la manche inaugurale de la saison, le Rallye Monte-Carlo, disputé entre sa ville natale, Gap, et Monaco du 24 au 27 janvier.

Une épreuve qu’il a remportée à six reprises (cinq fois en WRC depuis 2014 et une fois en IRC en 2009) et dont il ne cache pas que c’est celle qu’il choisirait s’il ne devait en gagner qu’une.

Mardi, entre 9h et 18h, la paire française a avalé 250 kilomètres, un peu moins que la distance d’un rallye, sous les yeux de quelques médias et de légions de fans bien informés, en dépit de la consigne de Citroën de garder le lieu secret.

- “Découverte” /p>

Malgré la fatigue d’une fin de saison chargée par les célébrations de leur sixième sacre mondial, Ogier et Ingrassia ont enchaîné les allers-retours sur une spéciale de cinq kilomètres sur les lacets, les lignes droites et les bosses du pentu col de Faye.

Et rebelote sur un autre col mercredi, après une soirée de fête avec le fan club du pilote, puis sur la neige pendant un jour et demi en janvier, juste avant le Monte-Carlo.

La paire française a du travail: à la fois continuer de prendre ses marques dans une nouvelle voiture, adapter à son goût l’ergonomie du cockpit et préparer un rallye particulièrement exigeant.

“C’est encore la découverte, j’ai besoin d’apprendre la voiture, comment elle réagit aux changements de réglages, explique Ogier, guère perturbé par les deux points de suture reçus avant de prendre le volant après s‘être coupé à la main droite. J’ai besoin d’un peu de temps pour être au même niveau de confiance qu’avec la Ford Fiesta (qu’il pilotait depuis deux ans avec M-Sport, ndlr), mais il n’y a rien qui me fait peur pour le moment.”

“Pour le Monte-Carlo, il faut avant tout trouver de la confiance dans la voiture et se sentir à l’aise, poursuit-il. On a affaire à des conditions très variées, c’est impossible d’avoir le set up (le réglage, ndlr) parfait pour tout le rallye, il faut trouver une solution où l’on se sent confortable derrière le volant.”

“Il faut tout balayer au niveau technique et mécanique pour que le pilote soit le plus à l’aise et la voiture la plus performante possible”, abonde Ingrassia.

Celui-ci ajoute: “je fais plein d’annotations pour que le cockpit corresponde à ce qu’on attend, qu’en course on n’ait pas d’hésitation sur telle procédure ou tel bouton à enclencher ou à ne pas toucher par inadvertance. Les saisons sont assez tendues comme ça pour ne pas couper le moteur alors que tu voulais juste mettre la ventilation !”

“Etre champion” –

Du côté de l‘équipe française, aux résultats mitigés depuis son retour en WRC en 2017 (trois victoires en rallye mais deux 4e places au classement des constructeurs), on remarque déjà l’apport d’Ogier, qui s’est vu servir à midi un gâteau d’anniversaire pour fêter ses 35 ans le 17 décembre.

“C’est quelqu’un qui sait où il veut aller et pourquoi. Il accorde de l’importance à tout, rien n’est laissé au hasard, assure son ingénieur Thomas Breton. Ca donne tout de suite une direction, on tâtonne moins.”

“Après, c’est forcément une pression supplémentaire parce qu’il a réussi à être champion partout ailleurs, donc il va falloir qu’il soit aussi champion ici, c’est non négociable”, lâche-t-il dans un éclat de rire.

Il faudra pour cela faire face aux dauphins du Français en 2018, le Belge Thierry Neuville (Hyundai) et l’Estonien Ott Tänak (Toyota), ainsi qu’au nonuple champion du monde français Sébastien Loeb (Hyundai), engagé pour six manches sur quatorze.

“Je suis juste déçu que ça ne soit pas à plein temps, ça aurait été plus sympa”, n’est pas le seul à regretter Ogier.

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