Meeting de Tignes - Lavillenie, une rentrée au sommet

Meeting de Tignes - Lavillenie, une rentrée au sommet
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Renaud Lavillenie aime prendre de la hauteur. Pour la deuxième année d'affilée, c'est à Tignes, à 2100 m d'altitude, que le détenteur du record du monde du saut à la perche (6,16 m) effectue sa rentrée jeudi avec en point de mire l'Euro en salle (1-3 mars à Glasgow), le premier gros objectif de sa saison.

Après deux mois et demi de préparation et notamment un passage par Doha en décembre, le Français (32 ans) a posé ses valises lundi dans la station savoyarde pour 5 jours de stage agrémenté d'un meeting où il pourra se jauger face à une concurrence essentiellement nationale. Une manière de lancer en douceur et sans pression une saison qui s'annonce très longue et s'étirera jusqu'en octobre avec les Mondiaux prévus dans la capitale qatarie (28 septembre-6 octobre).

"C'est un contexte et un décor décalés par rapport à ce que l'on a l'habitude d'avoir et c'est une compétition et un moment intéressants, a estimé Lavillenie. Changer d'air, ça ne fait pas de mal parce qu'après, dès que l'on attaque la saison, on est à bloc et on peut moins profiter."

"La compétition est sympa, il n'y a pas d'enjeu et on peut sauter dans de bonnes conditions, a de son côté expliqué à l'AFP son entraîneur Philippe d'Encausse. C'est toujours plus sympa aussi de sauter en altitude, on a l'impression que l'on court un peu plus vite. Tout ça mis bout à bout, il y a donc un vrai intérêt à sauter ici. L'air de la montagne pendant 5 jours ça ne fait pas de mal."

- "Prendre des infos" -

Le champion olympique de 2012 avait opté dès 2017 pour Tignes et son complexe sportif indoor, avec ses 900 m2 dédié à l'athlétisme, mais n'avait pas pu concourir à l'époque en raison d'une blessure à une cuisse. Il s'était largement rattrapé l'année suivante en effaçant une barre à 5,81 m. Pour 2019, le but est surtout de "prendre des infos pour se projeter sur le reste de la saison", selon d'Encausse.

Mais le principal intéressé espère au moins se situer entre 5,70 m et 5,80 m.

"Au vu de ce que j'ai été capable de faire sur les dernières séances, j'en ai largement les moyens", a-t-il affirmé.

Ce nouvel exercice, après une année 2018 marquée par une 3e médaille d'or mondiale en salle et le bronze à l'Euro, Renaud Lavillenie la souhaite pour une fois sans soucis physiques pour damer le pion à la nouvelle génération incarnée par le prodige suédois Armand Duplantis (19 ans), sacré champion d'Europe à Berlin et entré dans le cercle fermé des perchistes à plus de 6 m. Pour l'instant, tous les voyants sont au vert et ses genoux, qui l'ont tant handicapé ces deux dernières saisons, ne grincent pas.

"On a essayé de limiter et d'éviter les impacts et les chocs, tout ce qui pouvait faire du mal à ses genoux, a indiqué Philippe d'Encausse. Il a donc pu se préparer normalement, sans coupures et sans passer par la case toubib. A Doha, il est allé consulter à la clinique Aspetar, ce qui a confirmé qu'il n'était pas trop mal et que l'on était dans le vrai. Là, on a pu faire plus de deux mois d'entraînement sans problèmes, ce qui n'était pas le cas en 2017 et en 2018. L'objectif c'est surtout de faire une année sans trop de pépins." Pour pouvoir se battre à armes égales avec les jeunes loups de la perche (Duplantis, Morgunov) et de décrocher enfin à l'automne le titre mondial, le seul qui manque à son prestigieux palmarès.

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