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Commotions de Cudmore: "sans préjudice, aucune responsabilité", estime Clermont

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"Aucun préjudice n'a pu être établi" dans le dossier des commotions cérébrales subies au printemps 2015 par l'ex-joueur de Clermont Jamie Cudmore, estime mardi le club auvergnat qui maintient que sa responsabilité "ne peut être engagée" malgré certaines affirmations d'un expert neurologue le mettant en cause.

"En rapport avec l'état des connaissances médicales au moment des faits et en l'absence de préjudice, aucune responsabilité du club ne peut être reconnue", estime le club vice-champion d'Europe 2015, assigné en justice par l'ex-international canadien au sujet de trois commotions cérébrales --reconnues comme telles par l'expert-- subies en demi-finale et en finale de cette campagne continentale.

Dans un rapport daté de jeudi et dont l'AFP a eu connaissance lundi, le neurologue François Chédru, mandaté par le tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand et agréé par la Cour de cassation, stipule que "la responsabilité de l'ASM est engagée dans les préjudices subis par le requérant du fait du traumatisme crânien subi à la 56e minute de jeu pendant le match du 2 mai 2015", la finale perdue de peu face à Toulon (24-18).

Pour l'expert, Cudmore "n'était pas apte à revenir jouer de la 66e minute à la 80e", moins d'une heure après une première commotion lors du même match (10e minute) et deux semaines après une précédente commotion en demi-finale face aux Saracens.

Clermont, qui se retranche derrière la décision de l'arbitre Nigel Owens de faire sortir Cudmore sur saignement et non sur protocole commotion, reconnaît qu'un "doute subsiste" sur ce point. Mais "le médecin du club n'a pas déterminé de suspicion de commotion sur cet incident et a donc suturé le seconde ligne de l'ASM sans faire de protocole commotion HIA1", le premier des trois examens qui servent à déterminer s'il y a bien commotion, se défend le club.

Hormis ce "point litigieux", Clermont estime que "l'expert Dr Chedru confirme, dans son rapport, la rigoureuse prise en charge du club sur chacun de ces points. Il insiste, également, sur le fait qu'il n'existe aucune conséquence de ces différents points sur la santé du joueur."

L'expert reconnaît en effet dans son rapport "qu'il n'y a pas de lien de causalité entre la faute commise par l'ASM et les préjudices subis par M. Cudmore", qui "restent somme toute mineurs". L'ex-international canadien a en effet "totalement récupéré ses capacités physiques et cognitives" après ces événements.

Aujourd'hui manager de Provence Rugby (D2) après avoir mis un terme en 2017 à sa carrière de joueur, Cudmore "se réserve désormais la possibilité de déposer plainte contre X, pour mise en danger de la vie d'autrui", a indiqué lundi son conseil, le cabinet Portejoie.

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