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Euro de Patinage artistique: Papadakis/Cizeron, le cinq majeur

Euro de Patinage artistique: Papadakis/Cizeron, le cinq majeur
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Un cinq majeur: les Français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron sont devenus samedi à Minsk les premiers danseurs sur glace à remporter cinq titres consécutifs de champions d'Europe, au cours d'une édition historique pour le patinage français.

La France rentre du Bélarus avec deux titres dans la poche, grâce aux succès de ses danseurs Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron et de son couple Vanessa James et Morgan Ciprès, avec une première place au tableau des médailles.

Il se passe toujours quelque chose lorsque Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron montent sur la glace, une émotion, un lien qui se créé avec le public, aux quatre coins du monde.

Le programme libre de samedi dans la Minsk Arena et ses plus de 15.000 spectateurs n'a pas fait exception, les "airs folk" de guitare de l'artiste américaine Rachael Yamagata ayant rapidement conquis l'assistance.

"Là, ils ont été magistraux sur la maîtrise technique. Chaque pas, chaque geste a été une douceur, une glisse. Ça a été le patinage parfait", s'est enthousiasmé leur entraîneur Romain Haguenauer.

A seulement 23 ans (pour elle) et 24 ans (pour lui), voilà les Français quintuples champions d'Europe, à une unité du record des Soviétiques Lyudmila Pakhomova et Alexandr Gorshkov, qui avaient décroché le titre continental à six reprises dans les années 1970.

- La différence sur le libre -

Et vu la façon dont ils dominent la danse sur glace tout en la réinventant chaque saison, il y a fort à parier qu'ils dépasseront sans soucis ce record au cours de l'olympiade qui doit les mener vers le sommet sous les Anneaux à Pékin en 2022.

L'issue dorée bélarusse pour les Clermontois, triples champions du monde (2015, 2016 et 2018) et vice-champions olympiques (2018) avait pris tournure dès vendredi, avec leur danse rythmique, nouveau nom donné au programme court par la Fédération internationale.

Sur un tango composé par l'Argentin Astor Piazzolla et interprété au violon par le Letton Gideon Kremer et malgré quelques imperfections, ils ont amélioré leur meilleur score de la saison (84,79), et se sont offerts une belle marge de plus de trois points sur la concurrence.

Mais c'est surtout lors du programme libre que la différence avec leurs adversaires européens a été criante.

"Une telle qualité de patinage, je pense que c'est le but tout patineur. Ils ont la perfection technique sur les niveaux. Sur les grade d'exécution, ils n'ont pas encore cinq, il y a des petites choses à l'oeil qui peuvent être un peu améliorées. En cette fin janvier, c'est le mieux qu'ils peuvent faire", ajoute Haguenauer.

- Nouveaux horizons -

Les danseurs français ont pourtant repris le chemin de la patinoire plus tardivement qu'à l'accoutumée, manquant un peu de rythme en compétition. Mais après la fatigante olympiade 2014/18, au cours de laquelle ils ont été propulsés stars de leur discipline, il fallait couper. Ils en ont ainsi profité par exemple pour passer (et réussir) leur permis de conduire.

Nouveau cycle et nouveaux horizons aussi, puisqu'ils ont travaillé avec de nouvelles personnes (le libre est chorégraphié avec le Suisse Stéphane Lambiel) et sont allés chercher d'autres éléments, pour travailler les portés par exemple en collaborant avec la compagnie de cirque "Les sept doigts de la main".

Prochaine sortie pour Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron: les Championnats du monde à Saitama au Japon où ils voudront conserver leur titre planétaire, avec pour principaux rivaux les paires russes affrontées à Minsk, ainsi que les Américains Madison Hubbell et Zachary Donohue et les Canadiens Piper Gilles et Paul Poirier.

Le bilan aurait pu être encore plus beau pour le patinage français, si Kevin Aymoz n'avait pas laissé quelque dixièmes de points en court de route dans son programme libre. Il finit ces Championnats d'Europe à la 4e place, alors que l'Espagnol Javier Fernandez, pour sa dernière compétition, a remporté un septième titre continental.

"J'étais un peu triste, parce que ça fait 21 ans que je m'entraîne pour les compétitions. C'était le temps de m'arrêter. Je patinerai à d'autres occasions, mais plus en compétition. Et en même temps, j'étais content. J'ai eu une grande carrière et j'ai pu accomplir beaucoup plus que je ne pensais", a expliqué Fernandez en conférence de presse.

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