DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Tournoi: l'Angleterre de retour au sommet, l'Irlande sur terre

Tournoi: l'Angleterre de retour au sommet, l'Irlande sur terre
Taille du texte Aa Aa

L'Angleterre avait mis un genou à terre en 2018, battue trois fois en cinq matches du dernier Tournoi des six nations: elle est revenue à son meilleur niveau en terrassant l'Irlande, tenante du titre, 32-20 samedi à l'issue d'une démonstration à Dublin.

Le XV du Trèfle ne réalisera pas un second Grand Chelem d'affilée. La sélection de Joe Schmidt est tombée d'entrée dans ce Tournoi, face à son principal rival, et encaisse sa première défaite à domicile depuis novembre 2016 (contre les All Blacks). Une longue série (12 victoires) a pris fin.

Avec son entraîneur néo-zélandais, l'Irlande n'avait jamais subi de défaite à domicile dans la compétition, son dernier revers datant de 2013 face à... l'Angleterre (12-6). A sept mois de la Coupe du monde, la 2e nation mondiale redescend sur terre.

Les Irlandais ont été pris à la gorge et ont craqué sur la longueur après une première période d'une intensité folle. Alors que les Anglais semblaient eux aussi émoussés par la débauche d'énergie, ils ont inscrit trois essais dans le dernier quart d'heure, s'offrant une victoire bonifiée qui les lance idéalement vers la reconquête du trophée.

Le pilier droit Mako Vunipola (25 plaquages, un seul manqué) et le centre Henry Slade, auteur d'un doublé - une superbe combinaison avec Jonny May (66e) et une passe de Johnny Sexton interceptée (76e) -, sortent du choc auréolés de gloire.

- Tuilagi en bélier -

C'est aussi le cas de Manu Tuilagi, qui a permis au XV de la Rose de frapper d'entrée: utilisé comme point de fixation sur plusieurs temps de jeu, le centre, très souvent blessé ces dernière saisons (1re titularisation depuis 2014), a dégagé le terrain à l'ouvreur Owen Farrell, dont la passe à plat pour Elliot Daly a éliminé plusieurs défenseurs irlandais. Ceux qui restaient se sont rués sur l'arrière irlandais qui n'a eu qu'à décaler May, laissé libre pour filer dans l'en-but (0-7, 2e).

Libérations de balle en attaque, montées défensives: les Anglais ont mis de la vitesse partout et tout de suite. Mais l'Irlande n'a pas tout raflé en 2018 pour rien, et les deux camps n'ont pas pu souffler de toute la première période.

Menée 7 à 3, incapable de marquer malgré le carton jaune infligé à Tom Curry pour un plaquage dangereux sur Keith Earls, l'équipe de Johnny Sexton n'a pas paniqué. Après de longues minutes de jeu sans interruption, le meilleur joueur du monde 2018 choisit la pénaltouche plutôt que les points. Le travail de sape va payer grâce aux avants: après un maul, Cian Healy marque en force et l'Irlande prend les devants pour la seule fois du match (10-7, 25e).

Pour cinq minutes seulement, le temps pour Daly de faire fructifier son coup de pied judicieux vers l'en-but irlandais. Jacob Stockdale est le premier sur le ballon mais perd le contrôle sous la pression de Jack Nowell. Daly a suivi et redonne l'avantage au XV de la Rose (14-10, 30e).

L'Irlande limite les dégâts à la pause (10-17), en empêchant un 3e essai de Kyle Sinckler (39e) et grâce à sa discipline (4 pénalités contre 8 pour les Anglais). Après un plaquage haut de Sinckler sur Garry Ringrose sanctionné par Sexton (13-17, 55e) et une pénalité ratée de Farrell (61e), les Anglais semblent sur le point de craquer. C'est tout le contraire qui s'est produit.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2019 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2019 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.