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Mondiaux de ski: Vonn et Svindal, à corps perdus

Mondiaux de ski: Vonn et Svindal, à corps perdus
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Deux immenses champions du ski alpin, Lindsey Vonn et Aksel Lund Svindal, prennent leur retraite à l’issue des Mondiaux d’Are (Suède) parce que leurs corps, meurtris, ne supportent plus l’exigence du ski de haut niveau. Sont-ils allés trop loin?

Ils se sont lancés sans peur sur les pistes les plus difficiles de la planète pendant plus d’une dizaine d’années, mais de blessures en opérations, ils ont maintenant le corps qui grince.

“Je ne risque pas seulement de manquer les prochaines courses, mais pour la vie en général, de ne pas pouvoir aller en mer ou faire du ski avec mon père”, expliquait Svindal, 36 ans, à Kitzbühel avant de déclarer forfait pour la mythique descente autrichienne puis d’annoncer sa prochaine retraite.

Le Norvégien souffre énormément du genou droit, opéré d’une rupture d’un ligament croisé en janvier 2016. Il dit avoir mis 10 jours à se remettre de la descente de Bormio (Italie) fin décembre.

Ce qui fait souffrir le Norvégien n’est pas forcément lié au ligament, mais plutôt à son ménisque, opéré en janvier 2017.

“En ski ce qui fait la gravité de la lésion classique, ce n’est pas le ligament, c’est ce que l’on cabosse autour, le ménisque, le cartilage”, explique à l’AFP le docteur Jean-Marie Fayard, chirurgien spécialiste notamment des blessures aux ligaments croisés.

“Quelqu’un qui a juste le ligament cassé a toutes les chances d’aller très bien de façon durable. Quelqu’un qui a un bout de ménisque ou de cartilage abîmé a beaucoup plus de chance d’avoir un genou qui s’use prématurément”.

Pour lui, Svindal et Vonn n’ont pas forcément eu tort de multiplier les retours sur le circuit. Au contraire.

“Plus on est fort quand on se blesse, mieux on revient derrière”, précise le responsable de la commission médicale de la Fédération française de ski (FFS), selon une observation faite sur les athlètes de l‘équipe de France blessés aux ligaments croisés depuis 1982.

“Ces athlètes là ont des capacités hors normes, des capacités musculaires, d’intégration de leur corps dans l’espace et une capacité à aller au-delà de la douleur”, facilitant retours et guérisons par rapport à un individu lambda, souligne-t-il.

- “Plus de cartilage” –

“Mon corps est brisé au-delà du raisonnable et ne me permet pas d’avoir la dernière saison de mes rêves. Mon corps me crie d’arrêter, il est temps pour moi de l‘écouter”, a écrit de son côté Vonn pour annoncer la fin de sa carrière.

A 34 ans, elle dit “ne plus avoir de cartilage” et les chances de souffrir dans le futur sont réelles.

“Elle a un genou qui est en train de s’user, qui peut potentiellement la pénaliser dans sa vie quotidienne. Elle a amputé du capital pour plus tard en étant pourtant très jeune”, analyse Jean-Marie Fayard, qui parle d’“usure irréversible” pour le ménisque et le cartilage.

“Mais il n’y a pas de corrélation. Des gens usés ne vont pas si mal, alors que d’autres qui n’ont pas grand chose souffrent”, des genoux par exemple.

“J’arrête maintenant parce que je veux pouvoir skier avec mes enfants”, conclut Vonn qui sollicitera ses genoux usés une dernière fois dimanche sur la descente, au lendemain des adieux de Svindal.

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