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Mondiaux de ski: Jansrud devant Svindal et son final royal

Mondiaux de ski: Jansrud devant Svindal et son final royal
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Aksel Lund Svindal a réussi son Ragnarök, la bataille finale de la mythologie Scandinave: en terminant deuxième de la dernière course de sa superbe carrière, le Norvégien s'est offert une sortie en apothéose derrière son compatriote Kjetil Jansrud.

Véritable légende du ski, multiple champion olympique (2 titres), du monde (5) et deux fois vainqueur du gros Globe de cristal, Svindal décroche à 36 ans sa 9e médaille mondiale en devenant vice-champion du monde de descente aux Mondiaux d'Are (Suède).

"Ca a été un beau et long voyage (sa carrière). Ca fait bizarre cette dernière conférence de presse (...) Cette médaille, c'est plus que ce que j'espérais", a apprécié Svindal en conférence de presse.

Dans les rues enneigées de la petite station suédoise, on croise des enfants qui s'affrontent au "Kubb", un jeu d'adresse où il faut faire tomber le roi (un morceau de bois) à l'aide de petites bûches lancées à la main.

Les Scandinaves sont les meilleurs au Kubb, et seul le Norvégien Kjetil Jansrud a été capable de faire tomber le roi Svindal samedi, en le devançant pour seulement 2 centièmes de seconde, sous les yeux du prince Haakon de Norvège.

- Mains gauches abîmées -

Sur une descente raccourcie, Jansrud a dansé avec les conditions météo dignes de l'apocalypse du Ragnarök (chutes de neige et brouillard épais), et a hurlé sa joie, bras écartés et torse bombé face à la tribune en transe, pleine jusqu'à la panse de Norvégiens venus en voisins à Are (la frontière est à 50 km).

"C'est comme ce rêve de marquer un but à Anfield et d'entendre la foule hurler, a imagé Jansrud, fan déclaré du Liverpool FC.

Dans une ambiance enfin digne des Mondiaux, Svindal a reçu les ovations qu'il mérite, de la part du public mais aussi de ses concurrents, notamment du Suisse Beat Feuz, finalement 4e, le pointant du doigt en souriant dès la ligne franchie.

Svindal et Jansrud n'ont pas usurpé leur surnom d'"Attacking vikings", ils ont tous les deux skié avec une main gauche abîmée: Svindal s'est fait opérer en novembre et skie avec son bâton scotché à son gant, quand Jansrud s'est fracturé deux doigts à Kitzbühel en janvier, rendant sa participation aux Mondiaux incertaine.

- "Très honoré" -

Jansrud, 33 ans, remporte ainsi son premier titre mondial après son titre olympique en super-G (2014), devant Svindal et l'Autrichien Vincent Kriechmayr (27 ans) qui continue sa moisson de médailles à Are après l'argent du super-G mercredi.

"Je suis très honoré de ce titre, j'ai toujours voulu me faire appeler champion du monde et maintenant je peux, c'est incroyable", a déclaré Jansrud, qui a inversé les positions avec Svindal par rapport au podium de la descente olympique de Pyeongchang-2018.

Un autre Autrichien a fait frissonner la tribune: le filou Hannes Reichelt (38 ans), l'un des meilleurs descendeurs du monde, avait volontairement séché le tirage au sort des dossards vendredi, sachant qu'il était condamné au N.1, celui qui devrait faire face à la neige fraîchement tombée. Finalement parti en 46e position, il a été le plus rapide sur le haut de la piste avant de commettre une grosse erreur qui l'a condamné et a soulagé les locaux.

Les Français ont peiné pour leur part sous la neige: Adrien Théaux, qui a joué le "chasse-neige" en s'élançant le premier à la place de Reichelt, termine 15e, Johan Clarey 17e, Brice Roger 19e et Maxence Muzaton 30e.

"Aksel (Lund Svindal) qui finit là-dessus c'est beau. Le podium est magnifique, les deux Norvégiens sont deux monstres sacrés de la discipline", a salué Clarey, déçu de sa propre performance.

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