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Rallye de Suède : Tänak s’impose et prend les commandes du mondial devant Ogier à la peine

Rallye de Suède : Tänak s’impose et prend les commandes du mondial devant Ogier à la peine
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Coup double pour l'Estonien Ott Tänak qui a remporté dimanche le rallye de Suède au volant de sa Toyota Yaris, prenant au passage la première place du Français Sébastien Ogier au Championnat des pilotes, auteur de la plus mauvaise opération du week-end.

"C'est incroyable (...). Je suis très heureux que nous l'ayons finalement fait et que nous ayons maintenant cette victoire pour l'équipe", a déclaré le pilote de 31 ans à l'issue d'un parcours sans faute en terres scandinaves, 2e manche du Championnat du monde (WRC).

Il s'agit de la première victoire de l'Estonien en Suède -où il avait terminé 9e en 2018 au volant de sa Toyota- et de la septième victoire de sa carrière en WRC.

Il devance de 53 sec et 7/10 le Finlandais Esapekka Lappi (Citroën), suivi par le Belge Thierry Neuville (Hyundai), victorieux en 2018.

"Nous sommes heureux d'être de nouveau sur le podium, nous n'aurions pas pu faire plus ici au Rallye de Suède, c'était une grosse bataille dans des conditions difficiles", s'est félicité Neuville.

Au classement des pilotes, Tänak compte désormais 47 points et devance Neuville (40 points) et Sébastien Ogier (31 points), vainqueur à Monte-Carlo fin janvier, qui rétrograde à la troisième place.

C'est la première fois que Tänak mène le championnat dans la catégorie reine.

-Loeb en souffrance, mauvaise opération pour Ogier –

Les températures particulièrement élevées pour la saison ont compliqué la tâche des pilotes, notamment lors de la deuxième journée vendredi où l'habituelle couche de glace présente sur le tracé a laissé place à de la neige fondue sur l'asphalte apparent.

Champion du monde en titre, le Français Sébastien Ogier s'est fait prendre au piège et signe la plus mauvaise opération du week-end, perdant sa place de leader provisoire au classement général, acquise à Monte-Carlo fin janvier.

"C'est un week-end où l'on n'a pas pu faire grand chose malheureusement, on s'y attendait même si on a toujours l'espoir que ça se passe mieux que prévu", a déploré le Français.

Le pilote Citroën a été victime d'une sortie de route vendredi, suivie d'un abandon pour la journée.

Il est reparti samedi au volant de sa Citroën en vertu de la règle dite du Rally2 mais a écopé d'une importante pénalité, terminant dimanche à la 29e place, à plus de 24 minutes de Tänak, en dépit de deux temps scratchs signés samedi.

Même pénalité pour les Finlandais Jari-Matti Latvala (Toyota), Temmu Suninen (M-Sport Ford) --leader de la course vendredi mais parti à la faute le lendemain-- et Marcus Grönholm (Toyota), sorti de sa retraite en rallye le temps d'une manche, qui a dû abandonner pour le reste de la journée de vendredi après une sortie de route.

Grönholm, double champion du monde 2000 et 2002, qui espérait un top 10 pour son retour, termine finalement à la 38e place reconnaissant avoir eu du mal à retrouver le rythme.

L'autre Français de la course, le nonuple champion du monde Sébastien Loeb termine 7e, à près de 1 min 50 sec de Tänak, admettant avoir connu "des hauts et des bas" durant la course sur des routes qu'il n'avait plus parcourues en rallye depuis 2013.

"Les conditions n'ont pas toujours été faciles et n'ont pas toujours été les meilleures mais ce n'est pas facile de revenir après une si longue absence et être compétitif", a déclaré le champion.

- Toyota leader -

Profitant de sa position sur la route, Tänak ne s'est pas fait prendre au piège sur les routes scandinaves, s'emparant de la tête de la course dès l'ES9 samedi matin.

Derrière lui, la bataille a fait rage jusqu'au bout pour monter sur la deuxième marche du podium: ils étaient quatre samedi à pouvoir y prétendre, à moins de 15 secondes les uns des autres.

C'est finalement Lappi, alors à égalité samedi soir avec le Norvégien Andreas Mikkelsen (Hyundai), qui a pris l'avantage dimanche matin, à l'issue d'une ES17 "assez propre" lui permettant de prendre 2 sec et 5/10 d'avance sur Neuville et près de 7 secondes sur un Mikkelsen trop prudent pour attaquer qui termine au pied du podium.

La victoire de Tänak ainsi que la sixième place de son coéquipier Kris Meeke permettent à Toyota de mener le championnat du monde des constructeurs. A 58 points, le constructeur japonais est toutefois talonné par Hyundai et ses 57 points.

Le championnat se poursuit avec une troisième manche au Mexique, du 7 au 10 mars.

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