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Obstruction, collusion: les enquêtes lancées contre Trump par les démocrates

Obstruction, collusion: les enquêtes lancées contre Trump par les démocrates
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Les différentes enquêtes parlementaires annoncées lundi par les démocrates américains montrent que les soupçons pesant sur Donald Trump concernent plusieurs dossiers, de la collusion avec la Russie jusqu'aux activités de son entreprise familiale.

- Entrave à la justice -

Les parlementaires soupçonnent le président d'entrave à la justice dans l'enquête sur une éventuelle collusion entre son équipe de campagne et la Russie en 2016.

Selon eux, plusieurs décisions de M. Trump renforcent ses soupçons: le départ de Michael Flynn - éphémère conseiller à la sécurité nationale - à cause de contacts non déclarés avec des officiels russes, le limogeage du directeur du FBI James Comey qui a lancé l'enquête, et les pressions sur l'ancien ministre de la Justice Jeff Sessions ainsi que sur plusieurs responsables du ministère et du FBI considérés comme hostiles à M. Trump.

Ils s'intéressent aussi à une réunion à New York en juin 2016 entre les proches collaborateurs du candidat républicain et une avocate russe proche du Kremlin, ainsi qu'aux négociations autour d'un projet de Tour Trump à Moscou en pleine campagne électorale. En ligne de mire: les efforts fait pour dissimuler la tenue de ces réunions.

Les élus tentent aussi de déterminer si M. Trump a offert illégalement à ses anciens collaborateurs menacés par la justice de les gracier s'ils ne l'impliquaient pas dans ces affaires.

- Collusion -

Y a-t-il eu des contacts entre Moscou et l'équipe du candidat républicain pour favoriser son élection et la Russie a-t-elle donc un moyen de pression sur le président?

Les démocrates veulent déterminer si les Russes ont prêté ou investi de l'argent dans des sociétés appartenant à l'empire immobilier de M. Trump, l'Organisation Trump, et si celle-ci a servi pour blanchir l'argent sale de clients russes.

Ils veulent aussi savoir si des discussions ont eu lieu en vue d'une levée des sanctions économiques pesant sur Moscou une fois M. Trump élu.

Il est aussi question des contacts de la campagne Trump avec WikiLeaks, et l'éventuel partage de données, comme des sondages, avec des Russes.

- Accords de confidentialité -

M. Trump a-t-il payé pour empêcher des révélations de la presse sur sa vie privée?

Michael Cohen, l'ex-avocat personnel du président, affirme avoir organisé des paiements à l'actrice de films X Stormy Daniels et à l'ex-Playmate Karen McDougal, qui menaçaient en 2016 de révéler leurs liaisons supposées avec le milliardaire.

Pour la justice américaine, ces versements constituent une fraude au financement électoral.

Les élus veulent aussi les détails des relations entre le magnat de l'immobilier et le tabloïd National Enquirer, soutien historique de M. Trump et qui n'a jamais diffusé l'interview de Karen McDougal alors qu'elle aurait pu avoir une influence sur l'élection.

- Abus de pouvoirs -

Selon la presse, des délégations étrangères désireuses de s'attirer les bonnes grâces de M. Trump ont privilégié ses propriétés, notamment le Trump International Hotel, près de la Maison Blanche à Washington.

L'hôtel a ainsi accueilli des événements organisés par les ambassades du Koweït, du Bahreïn et des Philippines. Il aurait également reçu de nombreux dignitaires saoudiens.

Ces séjours revenus pourraient violer la Constitution américaine.

- Relations avec Poutine -

Dans une enquête séparée, les parlementaires demandent à la présidence les rapports sur les rencontres et échanges entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, ce que la Maison Blanche refuse jusqu'ici.

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