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Rennes a connu l'ivresse des grands soirs européens

Rennes a connu l'ivresse des grands soirs européens
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Rennes a connu jeudi l'ivresse des grands soirs avec le huitième de finale aller de la Ligue Europa, tout d'abord dans la ville, puis lors du match avec un Roazhon Park incandescent, qui a vibré avec la victoire 3-1 contre Arsenal.

Un énorme tifo déployé dans les quatre tribunes avant le coup d'envoi avait donné un aperçu de l'ambiance qui allait secouer le stade de la capitale bretonne.

"J'ai regardé attentivement, j'étais assez impressionné, c'était magnifique! ", a reconnu, ému, le milieu de terrain Clément Grenier après le match.

En dépit d'un but rapide des Londoniens, les supporteurs, à commencer par le vibrant Roazhon Celtic Kop, ont enchaîné les chants qui se sont multiplié à la faveur des buts de Bourigeaud, Monreal (csc) et Sarr.

"L'histoire est en train de se créer dans toute la ville, ça nous met des frissons", s'est enthousiasmé Hatem Ben Arfa. "Personnellement je ne savais pas que Rennes aimait autant le foot, c'est incroyable".

Toute la journée, l'ambiance est montée crescendo. Et pour cause, le stade rennais a disputé pour la première fois un huitième de finale de Coupe d'Europe. "Tous ensemble derrière les rouge et noir!" pouvait-on lire sur la façade de la mairie de Rennes.

Dès le matin, plusieurs fans étaient présents devant le Roazhon Park. "C'est pour moi le match le plus important du club. Le Bétis Séville (que Rennes a éliminé au tour précédent, ndlr), c'est bien, mais Arsenal, ça claque, c'est mythique!", résumait Pierre, 22 ans, dans la file d'attente au Roazhon ("Rennes" en breton) Park pour s'emparer d'un billet pour le match retour à Londres, mis en vente dans la matinée.

Preuve de cet engouement, le club assure qu'il aurait pu vendre 90.000 billets pour le match aller, trois fois la capacité du stade, et des supporteurs n'ont pas hésité à dormir devant la billetterie dans la nuit de vendredi à samedi pour obtenir une place.

"On a l'habitude d'être décriés et là on montre à la France qu'on a franchi un cap. On est l'un des deux derniers clubs français encore qualifiés" en coupe d'Europe, avec Lyon, explique Julien Leroyer, 25 ans.

- "On revit !" -

En sortant de la boutique du club, Adrien Banor affiche un large souvenir. Il vient d'acheter quatre écharpes à... 18 euros l'unité. "Quand on aime, on ne compte pas", reconnaît cet informaticien de 24 ans, originaire de Rennes et habitant à Paris.

Pour le match contre le Bétis, qui tombait le jour de la Saint-Valentin, "je n'avais pas eu l'autorisation de madame ! Mais là, impossible de louper ça, c'était pas négociable, j'ai pris deux jours de vacances!".

Au bar "Le Football", en face de l'enceinte, Gisèle est derrière le comptoir depuis 1985. "On revit ! On était désespéré, on a connu la deuxième division et là on accueille Arsenal", dit-elle en servant le café à des supporteurs des "Gunners".

Dans le centre, certains commerçants arboraient des ballons rouge et noir, les bus avaient le drapeau rouge et noir tandis que l'écran au sommet du couvent des Jacobins affichait "Soutien au Stade Rennais et welcome to Arsenal".

Au milieu des ruelles pavées et des maisons à pans-de-bois qui font le charme du Vieux-Rennes, de nombreux supporteurs anglais - 1.600 à s'être déplacés, selon le club londonien - ont déambulé jeudi.

"Je n'avais jamais entendu parler de Rennes. Mais c'est très joli!", estimait Phil, l'écharpe aux couleurs d'Arsenal bien visible.

Mais jeudi soir, on a surtout vu le tifo et entendu les chants rennais tandis que les supporteurs d'Arsenal sont restés aphones. Et avec un dernier "clapping" entre joueurs et public rennais en guise de cerise sur le gâteau européen.

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