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XV de France: la bleusaille à l'épreuve du feu vert

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Confirmation attendue: deux semaines après avoir retrouvé quelques couleurs en dominant l'Ecosse, limitée (27-10), le XV de France et ses jeunes pousses passent un test d'une toute autre envergure, dimanche (16h00) en Irlande lors de la 4e journée du Tournoi des six nations.

La note d'espoir venue égayer, au Stade de France, le marasme tricolore, après une invraisemblable défaite face au pays de Galles (24-19) puis un naufrage à Twickenham (44-8), ne demande qu'à continuer de résonner.

Par une victoire, seul juge de paix selon Gaël Fickou ? "Ce qui est important est de gagner, on joue pour gagner. On ne retient à la fin que la victoire ou la défaite. Contre le pays de Galles, on joue bien mais on retient la défaite. Je préfère faire un match moyen et gagner que faire un match extraordinaire et le perdre."

S'imposer à Lansdowne Road pour la première fois depuis 2011 (1 nul puis 2 défaites), constituerait un immense exploit.

Tant le XV du Trèfle, deuxième mondial, vainqueur du Tournoi l'an passé Grand Chelem à la clé et des All Blacks en novembre, rodé depuis des années, paraît deux crans au-dessus de ces Bleus.

Des Bleus, huitièmes mondiaux, qui sont donc tout juste convalescents après avoir mis fin face au XV du Chardon à une série de trois défaites, deux à domicile et une raclée à Twickenham. Des Bleus qui n'ont pas gagné sur la pelouse d'une équipe du Top 5 mondial (Nouvelle-Zélande, Irlande, pays de Galles, Angleterre et Afrique du Sud) depuis 2011, justement, et ce succès à Dublin (26-22) en préparation de la Coupe du monde.

- 'Sans pression' -

Mission impossible, dès lors ? "Chaque match, on y va pour le jouer à fond et le gagner, sinon ça ne sert à rien de rentrer sur le terrain. Ils partent favoris, mais on n'a rien à perdre. On y va sans pression, pour donner le meilleur de nous-mêmes" répond Fickou.

Rien à perdre, vraiment ? Perdre, justement, dans les mêmes proportions qu'en Angleterre il y a un mois replongerait les Bleus dans leurs récents tourments, à un peu plus de six mois de la Coupe du monde au Japon (20 septembre-2 novembre) et avant de se rendre en Italie (16 mars) pour conclure le Tournoi.

Et balayerait certainement en grande partie les espoirs suscités par les performances, entre autres, de Demba Bamba (20 ans), Antoine Dupont (22 ans), Romain Ntamack (19 ans) ou encore Thomas Ramos (23 ans).

Sébastien Vahaamahina, plus expérimenté, ne "sait pas" si les Bleus sont à l'abri d'une nouvelle déroute. "En tout cas, entre nous, on sait qu'on veut faire quelque chose. La victoire contre l'Ecosse nous a donné un peu de confiance. Il faut construire sur ça et y croire un peu plus" ajoute le deuxième ligne.

- "Sans cesse se construire" -

Plus qu'un résultat, aléatoire et improbable, il est ainsi attendu de ce jeune XV de France, avec les mêmes titulaires qu'il y a deux semaines --une première depuis l'arrivée de Jacques Brunel au poste de sélectionneur fin 2017-- de la consistance.

De confirmer, dans le contenu, les promesses nées du succès face au XV du Chardon, et de la première période face au pays de Galles, afin de s'offrir un peu de sérénité et de certitudes sur la route du Japon.

"Il faut sans cesse se construire. Continuer à gagner ou, si ce n'est gagner, faire en sorte d'avancer. Eviter des +faux bonds+ comme on a pu en avoir par le passé, notamment en Angleterre. On n'a rien construit à Twickenham car on a pris une déculottée" souligne ainsi Arthur Iturria.

A Twickenham, Iturria et ses coéquipiers avaient sombré face à l'intensité et le jeu au pied tactique des Anglais. Les Irlandais devraient leur proposer le même défi, à l'issue duquel les Bleus sauront, entre autres enseignements, s'ils ont appris de leurs erreurs.

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