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Paris-Nice: le peloton récupère et Sam Bennett gagne

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Place à la récupération: le peloton de Paris-Nice a cherché mardi à souffler après deux premières journées éprouvantes avant le sprint gagné à Moulins/Yzeure par l'Irlandais Sam Bennett.

Au lendemain de la folle étape de Bellegarde, qui a laissé des traces dans les organismes, la course a été ralentie par le vent soufflant de 3/4 face. Pour une moyenne qui n'a pas dépassé les 38 km/h au terme des 200 kilomètres, à comparer aux 51,1 km/h de la veille.

"C'était la dernière opportunité pour les sprinteurs", a souligné Sam Bennett (28 ans), le vainqueur de trois étapes du Tour d'Italie 2018 qui n'a pas laissé passer l'occasion. L'Irlandais de l'équipe Bora, bien lancé par ses équipiers, s'est imposé à l'Australien Caleb Ewan et au Néerlandais Fabio Jakobsen, déjà crédités des mêmes accessits dimanche à Saint-Germain-en-Laye.

Le Néerlandais Dylan Groenewegen, porteur du maillot jaune après ses deux premiers succès d'étapes, s'est mêlé au sprint. Mais il a été vite débordé et a coupé son effort à une cinquantaine de mètres de la ligne pour prendre la 9e place.

Si l'échappée de deux coureurs (Fedeli, Navardauskas) menée sur 119 kilomètres n'a pas inquiété le peloton, la situation s'est tendue dans le final sous l'impulsion du trio de l'équipe Sky, décisive la veille. Le Polonais Michal Kwiatkowski, le Colombien Egan Bernal et le Britannique Luke Rowe ont forcé l'allure à l'approche de Moulins, sans parvenir toutefois à creuser un véritable écart.

- Aru malade -

Etait-ce pour gagner du temps ou accélérer l'apprentissage du rôle de leader pour Bernal ? Toujours est-il que le prodige colombien (22 ans), qui sera investi des pleines responsabilités dans le prochain Giro, se prête chaque jour à l'exercice, quitte à dépenser de l'énergie dans une course qu'il est à même d'inscrire dimanche à son palmarès.

"Tous les ans, on vient ici pour gagner", a confirmé le directeur sportif de Sky, le Français Nicolas Portal. "On est plutôt bien partis même si ce n’est que le début. On a un très bon rouleur qui peut grimper (Kwiatkowski), et un très bon grimpeur qui peut rouler (Bernal). Cela nous offre davantage de cartes à jouer, c’est intéressant".

La liste des malheureux, déjà conséquente après les chutes des premières journées (Matthews, Barguil, Uran, G. Izagirre, Meintjes) s'est prolongée de l'abandon de Fabio Aru, malade depuis le début de l'épreuve. L'Italien, ancien vainqueur du Tour d'Espagne, était déjà pointé à plus de 17 minutes au classement.

Mercredi, la 4e étape rejoint Pélussin (au sud de Lyon) au bout d'un parcours de 212 kilomètres. Quatre ascensions figurent dans la partie finale, à travers le massif du Pilat.

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