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Indian Wells: Bianca Andreescu prend date

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Encore inconnue du grand public début 2019, Bianca Andreescu est la nouvelle sensation du tennis féminin après son titre à Indian Wells, qui la place dans le sillage des plus grandes joueuses de l'histoire.

A 18 ans, elle a déjà fait aussi bien, ou presque, que la reine Serena Williams.

Andreescu est en effet, comme son aînée, un phénomène de précocité.

En battant en finale l'Allemande Angelique Kerber 6-4, 3-6, 6-4, elle est devenue la deuxième joueuse après Serena Williams à remporter le tournoi d'Indian Wells à sa première participation.

L'Américaine avait 17 ans et quatre mois lorsqu'elle a remporté le titre 1999, mais la nouvelle championne d'Indian Wells est la première bénéficiaire d'une invitation ("wild-card") à aller jusqu'au bout.

Son début d'année a de quoi donner le tournis: 178e mondiale fin 2018, elle est depuis lundi 24e au classement WTA.

Finaliste à Auckland en janvier, demi-finaliste à Acapulco en février, elle s'est offert l'un des titres les plus prestigieux du circuit, mais garde les pieds sur terre.

"Il y a tout juste un an je souffrais au niveau de mon tennis et de la condition physique", rappelle Andreescu, née au Canada de parents roumains.

Avec sa maîtrise technique et son potentiel physique, la première Canadienne à remporter un WTA Premier (les tournois les plus importants après les Grands Chelems) peut viser encore plus haut et très rapidement dans une hiérarchie féminine en perpétuel mouvement.

"On a de grandes ambitions, car elle a un super talent. Elle a un tennis vraiment complet, mentalement c'est une guerrière, elle n'a pas peur, elle y va dans les moments importants", souligne son entraîneur Sylvain Bruneau.

"Mais il y a plein de choses à améliorer", prévient-il.

Passée par le Centre national de la Fédération canadienne à Montréal, comme les autres prodiges Denis Shapovalov et Felix Auger-Aliassime, celle qui a signé sa 28e victoire de l'année, plus qu'aucune autre joueuse cette saison, a franchi un cap fin 2018.

- L'exemple Osaka -

"Côté maturité, elle a beaucoup progressé dernièrement, parce que l'année dernière on trouvait qu'au contraire elle avait des progrès à faire sur ce plan", observe le Français Nicolas Perrotte, le préparateur physique qui la suit.

"Elle a une belle marge de progression physique quand on sait que la +maturité physique+, c'est autour de 24 ans, mais Bianca est déjà super explosive, super rapide et dispose d'une bonne science du jeu", se réjouit-il.

La Canadienne, supportrice acharnée de l'équipe NBA des Toronto Raptors et adepte de la méditation depuis l'âge de... 13 ans, peut s'inspirer du parcours de celle à qui elle a succédé au palmarès à Indian Wells.

Comme elle, la Japonaise Naomi Osaka, alors âgée de 20 ans, avait remporté en 2018 le premier titre de sa carrière dans le tournoi californien.

Elle s'est depuis adjugée deux titres du Grand Chelem (US Open 2018 et Open d'Australie 2019) et a pris le fauteuil de N.1 mondiale.

"Ce qu'elle a accompli est incroyable", reconnaît Andreescu.

"Mais je ne veux pas encore penser au futur, je veux savourer ce titre, je ne considère pas que ce titre m'était dû. On ne sait jamais ce qui peut se passer dès la semaine prochaine", rappelle-t-elle.

A peine redescendue sur terre, un nouveau défi l'attend dès mardi ou mercredi à Miami où elle retrouvera au premier tour Irina-Camelia Begu, comme à Indian Wells.

La Roumaine, qui a mené 3-1 dans le 3e set, avait bien failli la faire trébucher et anéantir ce qu'Andreescu a présenté dimanche comme "un conte de fées".

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