Bleus: Pogba, un avant et un après Coupe du monde

Bleus: Pogba, un avant et un après Coupe du monde
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Vedette précoce du football français, Paul Pogba cherche un peu moins la lumière depuis la Coupe du monde, mais prend de plus en plus de responsabilités chez les Bleus: plus collectif, meneur de troupes et réconcilié avec la presse.

A 26 ans, il devrait fêter sa 66e sélection lundi contre l'Islande en qualifications pour l'Euro-2020.

1. Le terrain

"On a toujours attendu beaucoup, beaucoup de lui, toujours plus, peut-être trop par moments", soulignait Didier Deschamps lundi dernier, dans un entretien accordé à l'AFP.

A la Coupe du monde, Paul Pogba a accepté de jouer un rôle ingrat, chargé avec N'Golo Kanté de faire la transition vers l'avant pour laisser briller Antoine Griezmann ou Kylian Mbappé.

Kylian "a beaucoup plus de talent que moi, ça n'a rien à voir", avait même lancé "Pogboum" pendant la compétition, dans un accès de modestie qu'on ne lui connaissait guère auparavant.

Depuis, il a en partie gommé l'irrégularité qui le caractérisait. Et les Bleus souffrent quand il est absent, comme en novembre aux Pays-Bas lors de leur sèche élimination en Ligue des nations (2-0).

Vendredi, au Zimbru Stadium de Chisinau, Pogba a joué un rôle majeur pour lancer les qualifications pour l'Euro-2020. Bien aidé par la liberté que lui laissait la très modeste sélection moldave, le milieu de Manchester United a touché 142 ballons et signé une superbe passe décisive pour son compère Griezmann, d'une subtile louche piquée.

2. Le vestiaire

"Je peux vous dire que Paul aujourd'hui est devenu un leader et que c'est lui qui a montré le chemin": le soir du sacre de Moscou, Adil Rami avait longuement insisté sur le rôle central de Pogba pendant le tournoi.

Les Bleus, comme le staff, disent souvent que ce leadership était déjà présent auparavant. Mais il a éclaté au grand jour à la Coupe du monde, les documentaires post-Mondial illustrant les uns après les autres l'aura de Pogba dans le vestiaire.

"Ce n'est pas que lui, il y en avait d'autres. Mais c'est vrai que son leadership durant cette Coupe du monde a été important, je ne veux pas lui enlever ou le diminuer. Il y a besoin de ça", a convenu Deschamps auprès de l'AFP.

Jusqu'à devenir capitaine des Bleus un jour ? Rien ne permet de le dire à ce stade, le sélectionneur se satisfaisant pleinement des prestations médiatiques toujours lisses du gardien Hugo Lloris. Mais ce qui paraissait inconcevable il y a deux ans pour un joueur considéré comme fantasque et méfiant à l'égard de la presse n'est plus absurde aujourd'hui.

En attendant, Pogba joue auprès de ses coéquipiers le rôle de Père Noël. Certains y verront son penchant pour le bling-bling, mais il vient de leur offrir des bagues de champions du monde, sur le modèle de celles des basketteurs vainqueurs du championnat NBA. "C'est un petit geste après avoir gagné une Coupe du monde avec des joueurs formidables. Je les considère comme ma famille, c'est un petit cadeau de ma part", a-t-il expliqué mercredi au centre d'entraînement des Bleus à Clairefontaine.

3. Les médias

Autre changement pendant le Mondial, Pogba, encouragé par son sélectionneur, a fait évoluer ses relations avec la presse, comme l'a redit Didier Deschamps à l'AFP: "Il avait certainement de bonnes raisons, mais aussi de mauvaises raisons (de ne pas s'exprimer). Normaliser cette relation a été une bonne chose et lui a amené un peu plus de tranquillité".

Les prises de parole de Pogba devant les journalistes étaient rarissimes avant la Coupe du monde. Depuis, plus du tout. Mercredi, c'est lui qui s'est présenté en conférence de presse et qui a fait le job, sans fioriture, quand on aurait sans doute envoyé au front Blaise Matuidi ou Raphaël Varane en d'autres temps.

Avant la Russie, sa "Pogsérie" (une série de vidéos diffusées sur Canal Plus, le mettant en scène chez lui) avait fait grincer quelques dents...

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Mais Pogba s'est assagi: "on restait sur une image de moi qui n'était pas forcément la mienne", convenait-il en octobre, interrogé par l'AFP sur sa relation aux médias.

Côté vie privée, le milieu de terrain est aussi devenu papa pour la première fois, en janvier dernier. Sur le plan sportif, à Manchester United, il ne s'est jamais répandu sur sa relation compliquée avec l'entraîneur José Mourinho et a patiemment attendu des jours meilleurs, et le remplacement du Portugais par Ole Gunnar Solskjaer.

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