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"Football Leaks": le hacker Rui Pinto veut continuer à collaborer avec les enquêteurs

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Rui Pinto, hacker à l'origine des "Football Leaks" en détention provisoire au Portugal, veut continuer à collaborer avec les enquêteurs de différents pays européens, a indiqué son avocat français lundi à Lisbonne.

"Rui Pinto souhaite collaborer pour contribuer à faire progresser les enquêtes", a déclaré à l'AFP William Bourdon, qui participait à une conférence sur la protection des lanceurs d'alerte organisée par l'eurodéputée socialiste portugaise Ana Gomes.

"Il va bien dans la mesure du possible. Il est en prison. Mais il a envie de se battre", a souligné de son côté son avocat portugais, Francisco Teixeira Mota, qui s'est entretenu avec Rui Pinto lundi matin.

"Ce n'est que le début de l'histoire", a affirmé M. Bourdon selon qui Eurojust, l'Unité de coopération judiciaire de l'Union européenne, a "une copie de l'ensemble de ce qui a été saisi".

Les autorités belges et françaises "souhaitent rencontrer à nouveau" le hacker portugais, a-t-il précisé. Cela devrait se faire au Portugal "dans le cadre des mécanismes d'Eurojust, d'entraide entre les différents pays", a-t-il expliqué.

Ces révélations "doivent être une opportunité non seulement pour le football portugais mais également pour le football mondial", a rappelé la députée européenne Ana Gomes, estimant que Rui Pinto pouvait "apporter une aide précieuse pour récupérer des capitaux envolés dans le cadre de l'évasion fiscale".

Rui Pinto, qui vivait en Hongrie depuis 2015, a été extradé le 21 mars au Portugal où il a été placé en détention provisoire.

Les autorités portugaises le soupçonnent d'avoir accédé aux systèmes informatiques du club Sporting Portugal et du fonds d'investissement Doyen Sports puis d'avoir publié plusieurs documents confidentiels sur un site internet créé fin 2015. Le hacker, aujourd'hui âgé de 30 ans, aurait ensuite réclamé à un responsable de Doyen Sports le paiement d'une somme de 500.000 à un million d'euros pour cesser de révéler ces documents compromettants.

Il encourt une peine pouvant aller jusqu'à dix ans de prison.

Ses avocats le présentent toutefois comme un "très important lanceur d'alerte européen" grâce auquel les parquets de plusieurs pays, dont la France, ont ouvert des enquêtes sur les malversations présumées dans le football.

Le hacker, qui utilisait le pseudonyme de "John", avait piraté des millions de fichiers dans le but, selon lui, de dévoiler les coulisses d'une industrie du football "malhonnête".

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