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Marathon de Londres: "Sir" Mo Farah peut-il inquiéter le "King" Eliud Kipchoge ?

Marathon de Londres: "Sir" Mo Farah peut-il inquiéter le "King" Eliud Kipchoge ?
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La star britannique aux quatre titres olympiques Mo Farah s'attaque, comme l'an passé, au Kényan Eliud Kipchoge, devenu entretemps recordman du monde, sur le prestigieux marathon de Londres dimanche.

Empereur de la piste (2 titres olympiques sur 5.000 m, 2 sur 10.000 m), anobli par la reine d'Angleterre, "Sir" Mo Farah s'est lancé un immense défi en s'attaquant sérieusement à la distance reine des 42,195 km depuis la saison dernière.

Avec un succès à Chicago et un record en 2 h 05 min 11 sec en 2018, il a fait ses preuves sur le marathon, mais reste loin du "roi" Eliud Kipchoge: auteur d'un record du monde éblouissant à Berlin en 2018 (2 h 01 min 39 sec), le Kényan avait largement dominé Farah il y a un an (vainqueur plus de 2 minutes devant le Britannique, 3e).

"Je veux gagner le marathon de Londres un jour, a indiqué Farah aux médias mercredi. C'est un devoir, mais c'est loin d'être simple car Eliud (Kipchoge) est un excellent athlète et le recordman du monde."

"Kipchoge est le prototype parfait du marathonien", salue Jean-Claude Vollmer, entraîneur du meilleur Français sur la distance Hassan Chahdi, et doute de la capacité de Farah à améliorer sensiblement son niveau.

"Mo Farah est plus limité dans le domaine, il est plutôt âgé (36 ans, deux ans de plus que le Kényan) et s'était déjà beaucoup entraîné en volume (kilométrique) avant, du temps de la piste, analyse M. Vollmer pour l'AFP. L'entraînement pour le marathon ne devrait pas lui apporter beaucoup de bénéfices normalement. Et il n'a pas encore la foulée du marathonien, l'économie de course, à cause d'appuis longs qui consomment de l'énergie".

- Agression mystère -

Le Britannique doit en plus composer avec un contexte houleux: il est au coeur d'une mystérieuse affaire d'agression, à l'origine d'une virulente passe d'armes avec une autre légende de l'athlétisme, l'Ethiopien Haile Gebreselassie.

En stage en Ethiopie fin mars pour préparer le marathon de Londres, Farah assure avoir été volé dans un hôtel détenu par Gebreselassie. Le double champion olympique éthiopien accuse en retour Mo Farah d'un comportement "honteux" et d'avoir agressé un couple dans la salle de sports de l'établissement, l'obligeant à jouer les médiateurs avec la police.

L'entourage de Mo Farah ne nie pas l'existence d'une altercation mais assure que le Britannique n'a rien à se reprocher.

Dans une approche plus sereine, Eliud Kipchoge vise une quatrième victoire à Londres (après 2015, 2016 et 2018), un record après lequel court également sa compatriote Mary Keitani (victoires en 2011, 2012 et 2017).

En plus de Keitani, vainqueure 2018 à New-York, trois autres Kényanes s'avancent en favorites, fortes de victoires dans les plus prestigieux marathons du monde l'année dernière: Vivian Cheruiyot, tenante du titre à Londres, Bigrid Kosgei (Chicago) et Gladys Cherono (Berlin).

Sous un temps a priori couvert et une météo fraîche parfaite pour la distance (environ 10 degrés celsius), le principal rival de Kipchoge, en plus de Farah, pourrait être le jeune Ethiopien Tola Shura Kitata (22 ans), 2e l'an passé, ou l'ex-recordman du monde kényan Wilson Kipsang (37 ans).

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