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Finale du Challenge européen: Penaud - Doumayrou, tendances contraires

Finale du Challenge européen: Penaud - Doumayrou, tendances contraires
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Autrefois concurrents pour une place au centre du XV de France, le Clermontois Damian Penaud et le Rochelais Geoffrey Doumayrou sont dans des dynamiques inversées avant de s’affronter vendredi en finale du Challenge européen, à un mois de la liste pour la Coupe du monde.

Le premier a réussi son exil à l’aile, disputant la quasi-intégralité du Tournoi des six nations à son nouveau poste, alors que le second voit ses chances de disputer le Mondial-2019 s’amenuiser avec la nomination de Fabien Galthié, son ancien entraîneur à Montpellier qu’il a quitté fâché, comme adjoint du sélectionneur Jacques Brunel.

Car il est difficile d’exister au centre de la ligne de trois-quarts du XV de France, poste prisé où Romain Ntamack est venu s’ajouter à Mathieu Bastareaud, Gaël Fickou et Wesley Fofana, autres prétendants, lors du dernier Tournoi des six nations. En attendant peut-être Sofiane Guitoune, autre Toulousain irrésistible cette saison?

- La défense, point noir /p>

“Je peux jouer (au centre) mais il y a vraiment du monde”, dit sans ambages Penaud. “C’est pour ça que j’avais discuté avec le staff pour pouvoir jouer à l’aile” l‘été dernier, rappelle Penaud (22 ans, 11 sélections) à propos de son opportuniste reconversion.

Car l’essentiel, pour le fils d’Alain Penaud, est d‘être “sur le terrain”. Quitte à toucher moins de ballons? “C’est faux”, assure le trois-quarts qui y voit un autre avantage: “on a moins à défendre”.

Le point noir du néo-ailier, qui a bu la tasse contre l’Angleterre de Jonny May (3 essais). “Je n’ai pas suffisament de temps de pratique, je ne suis pas encore rodé”, reconnaît le jeune talent, qui admet lui-même être parfois dans la lune. “A moi de bien mon concentrer sur mon placement défensif.”

La raclée subie à Twickenham ne l’a pas empêché d‘être reconduit pour la suite du Tournoi. Et depuis, Penaud flambe: un triplé contre Northampton fin mars, un autre contre Toulouse mi-avril. “Je me sens très bien dans l‘équipe”, confirme le Briviste d’origine.

Défaut de polyvalence –

Doumayrou (29 ans, 13 sél.) aussi se sent bien au Stade Rochelais, qu’il a rejoint en 2017 après une demi-décennie au Stade Français. Mais le Montpelliérain d’origine brille moins ces derniers mois, à l’image de son match contre Toulon (30-21), où il a commis un vilain en-avant, et n’est plus aussi indispensable chez les Bleus (2 titularisations en 5 matches du Tournoi) qu’en 2018 (7 sur 11), quand Brunel en avait fait l’un des choix forts de son début de mandat.

De plus, Doumayrou n’affiche pas la même polyvalence que Penaud, Ntamack, Fickou ou même Fofana, qui peuvent jouer plusieurs postes, en vue de la liste du 18 juin qui déterminera 31 titulaires présumés et 6 réservistes pour la Coupe du monde (20 septembre – 2 novembre).

“Bien sûr, il y a cette liste”, admet-il. La finale du Challenge à Newcastle, c’est donc le moment et l’endroit pour bien se faire remarquer. “Dans des matches comme ça, c’est sûr qu’il faut savoir répondre présent si on veut espérer quelque chose. J’espère être dans la continuité de ces derniers temps, à part Toulon où j’ai fait quelques fautes qui n‘étaient pas top, des fautes de mains.”

Des scories qu’il faut d’autant plus gommer avec la nomination, comme adjoint de Brunel, d’un certain Galthié, qui l’avait contraint à quitter Montpellier en 2012. “On s’est revu plusieurs fois, il n’y a pas de souci”, a affirmé Doumayrou, pris à partie par son ex-entraîneur fin 2013 lors de retrouvailles glaciales.

“Si je dois y être, tant mieux. Si je n’y suis pas, tant pis. Si c’est sportivement ou extra-sportif, on verra, on me l’expliquera et je l’accepterai. De toute manière, il n’y a pas trop le choix”, relativise Doumayrou. Un coup d‘éclat vendredi l’aiderait à coup sûr.

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