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Entretien exclusif avec le leader indépendantiste catalan Oriol Junqueras

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Cela fait plus d'un an et demi que le leader indépendantiste catalan Oriol Junqueras est incarcéré. Et c'est depuis sa prison qu'il répond en exclusivité aux questions d'Euronews.

L'ex-vice président du gouvernement catalan reste jugé pour la tentative de sécession de 2017. Une idée qu'il continue de défendre.

"Nous ne pouvons pas renoncer à la démocratie, certainement pas. C'est impossible pour nous d'y renoncer. Et ce refus nous conduit en prison. Nous n'arrêterons pas de défendre le droit pour le peuple de voter et de défendre ses positions pacifiquement et démocratiquement".

Depuis sa prison, Oriol Junquera a été désigné candidat à la présidence de la Commission européenne par les partis régionalistes de l’Alliance libre européenne. Il dit rester ouvert au dialogue et prêt à soutenir Pedro Sanchez.

"Nous ne soutiendront pas un gouvernement composé de l'extrême-droite"

"Nous avons toujours dit que nous ne soutiendrions jamais, même de manière passive, un gouvernement auquel participerait l'extrême droite, ni une droite qui devient de plus en plus extrême".

"Vous vous présentez comme un rempart à l'extrême-droite, mais beaucoup de gens pensent que le mouvement indépendantiste catalan a fait le jeu de Vox, le parti d'extrême-droite, pour gagner des voix", lui a demandé la journaliste d'Euronews Ana Lazaro Bosch.

"Cela me semble être un argument extrêmement pauvre parce que dans ce cas il faudrait aussi nous imputer la responsabilité de la montée de l'extrême-droite au Danemark, en Finlande, en Hongrie, en France ou en Italie", a répondu Oriol Junqueras.

"Mais en Espagne, les circonstances sont ainsi...", lui rétorque la journaliste.

"C'est évident que nous n'avons aucune responsabilité là-dedans"__, a conclu le leader indépendantiste catalan.