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Italie: l'Atalanta Bergame rebat les cartes

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L’Atalanta en Ligue des champions, au nez et à la barbe de l’AC Milan, de l’AS Rome ou de la Lazio Rome ? A trois journées de la fin, le scénario se précise, l‘équipe de Bergame s‘étant emparée de la 4e place, portée par le meilleur football d’Italie.

. La Dea s’y voit déjà

Lors de la dernière journée, l’Atalanta est venue à Rome pour y balayer la Lazio (3-1). A leur retour dans le nord de l’Italie, les joueurs ont été accueillis par plus de 4000 supporters, qui ont allumé fumigènes et pétards et tiré des feux d’artifice dans une ambiance de sacre.

Excessif pour une 4e place ? La “Dea” (la Déesse) avait déjà obtenu ce classement il y a deux ans, mais elle n’a jamais fait mieux. Surtout, il ne valait pas à l‘époque qualification pour la Ligue des champions.

Une participation à la C1 serait donc un aboutissement exceptionnel pour ce club qui ne fait pas partie des grands d’Italie et n’a pour tout palmarès qu’une Coupe d’Italie remportée en… 1963.

Dès mercredi, l’Atalanta pourrait cependant décrocher un deuxième trophée, avec une nouvelle finale de Coupe à disputer à Rome face à la Lazio.

Avec huit victoires et trois nuls lors de ses 11 derniers matches, l‘équipe de Gian Piero Gasperini aborde en tous cas ce match et le sprint final en championnat dans une forme éblouissante.

Les Bergamasques sont pourtant sur le pont depuis fin juillet et le deuxième tour préliminaire de la Ligue Europa. Les médias sportifs italiens ont d’ailleurs dressé un parallèle entre la longue saison de l’Ajax Amsterdam et celle de l’Atalanta, autre club formateur et post-formateur où les jeunes s’affirment avant de partir.

Ces dernières années, le club nerazzuro a ainsi vu passer Kessié, Conti, Caldara (tous les trois aujourd’hui à l’AC Milan), Spinazzola (Juventus), Gagliardini (Inter Milan) ou Cristante (AS Rome).

. La force et le talent

Si elle découvre la C1 la saison prochaine, l’Atalanta le fera au Mapei Stadium de Reggio Emilio, son Stade Atleti Azzurri d’Italia étant en travaux depuis la semaine dernière.

Et elle le devra à une bande de joueurs souvent méconnus, alliant une grosse force de travail au milieu de terrain et sur les ailes (De Roon, Castagne, Freuler, Goosens) à un secteur offensif talentueux.

Dans une Serie A où le rythme est globalement assez lent, l’Atalanta détonne avec son pressing furieux, ses courses répétées et les surnombres créés par les montées d’un des trois défenseurs centraux.

Sa qualité offensive – meilleure attaque du championnat avec 71 buts – est incarnée par un trident composé des talents purs de “Papu” Gomez et d’Ilicic et de la force du Colombien Zapata.

Imprévisibles et pleins de fantaisie, le Slovène et l’Argentin alimentent Zapata, l’un des avant-centres les plus puissants d’Europe, devenu cette saison impitoyable devant la cage (22 buts).

“Ces garçons sont grandioses, fantastiques. Ils nous font vivre un rêve”, a salué Gasperini après le succès contre la Lazio.

. La revanche de “Gasp”

Mais la réussite de l’Atalanta est aussi et peut-être surtout celui de Gian Piero Gasperini et de son “football à l’arme blanche”, selon la formule du Corriere dello Sport.

L‘équipe de l’ancien milieu de terrain de 61 ans est la plus joueuse et la plus courageuse d’Italie et sa saison a été un spectacle.

Depuis des semaines, après chaque victoire de son équipe, Gasperini apparaît en interview avec un sourire de plus en plus large et la tête de celui qui vient de jouer un bon tour aux plus grands que lui.

Le football des grands clubs, Gasperini ne l’a connu que trois mois, le temps qu’a duré son expérience à l’Inter Milan en 2011.

Ancien entraîneur des équipes de jeunes de la Juventus, il avait ensuite dirigé Crotone et le Genoa, où il a fait des miracles. Mais à l’Inter, quatre défaites en cinq matches ont suffi à détruire sa réputation grandissante.

Il a rebondi à Palerme et au Genoa avant d’arriver à Bergame en 2016. En trois ans et trois qualifications européennes, il a construit une superbe revanche.

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