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Lituanie: La fracture sociale aura dominé la campagne présidentielle

Lituanie: La fracture sociale aura dominé la campagne présidentielle
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L‘économie lituanienne connaît une belle croissance, mais les problèmes d’inégalités sociales et de pauvreté ont dominé le débat public à la veille du premier tour de l‘élection présidentielle dimanche.

Neuf candidats sont en lice pour remplacer Dalia Grybauskaite qui achève son deuxième mandat et pourrait briguer la présidence du Conseil européen.

Mais seuls trois d’entre eux ont, selon les sondages, une chance réelle d’atteindre le second tour prévu le 26 mai et qui coïncide avec les élections au Parlement européen.

Ce sont le Premier ministre de centre gauche Saulius Skvernelis, l’ancienne ministre des Finances Ingrida Simonyte, soutenue par les conservateurs, et l‘économiste indépendant Gitanas Nauseda.

Alors que Mme Simonyte est populaire parmi les citadins fortunés et éduqués, la campagne aux accents populistes de M. Skvernelis plaît dans les zones rurales défavorisées.

M. Nauseda propose, quant à lui, de combler le fossé entre riches et pauvres dans ce pays de 2,8 millions d’habitants, à la démographie déclinante.

“Les citoyens ont soif de justice sociale et recherchent un candidat capable de surmonter la polarisation sociale actuelle”, déclare à l’AFP Donatas Puslys, analyste à l’Institut d’analyse politique de Vilnius.

Tous les candidats sont des partisans convaincus de l’UE et de l’OTAN, considéré comme un rempart contre le voisin russe.

- Riches et pauvres –

Les Lituaniens ont vu leurs salaires croître rapidement – de près de 10% par an ces deux dernières années , et le salaire moyen brut a atteint 970 euros. Mais la pauvreté et les inégalités de revenus restent parmi les plus élevées de l’UE, en raison notamment d’une fiscalité peu progressive, en dépit des suggestions de Bruxelles, favorable aux programmes sociaux.

Mme Simonyte, 44 ans, considérée comme une technocrate compétente, a terminé sa campagne avec un rassemblement dans la capitale.

“Nous ne pouvons pas isoler Vilnius du reste de la Lituanie”, a-t-elle déclaré, proposant de réduire le fossé économique entre zones rurales et urbaines grâce à la stimulation de l‘économie.

Elle a également critiqué les populistes qui “suggèrent des solutions rapides et simples mais trompeuses”.

“J’aime la façon dont elle parle. Je ne m’attends pas à des changements majeurs, mais je crois que nous allons rester concentrés sur l’Europe de l’Ouest”, a déclaré à l’AFP Erika Balciukone, une trentenaire de Vilnius travaillant dans l’informatique.

Contre les “élitistes” –

M. Skvernelis, un ancien chef de la police au parler franc, adresse sa campagne aux Lituaniens mécontents vivant principalement dans les zones rurales. Agé de 48 ans, parfois impétueux, il a qualifié ses rivaux d’“élitistes” et s’est engagé à “lutter efficacement contre la corruption”, réduire l’exclusion sociale et soutenir les familles.

“Au cours de son mandat, ma retraite a augmenté de 100 euros”, a déclaré à l’AFP Valentina Isacenko, 76 ans, lors d’un rassemblement organisé par M. Skvernelis dans la ville de Sirvintos (est). La retraite moyenne est de 364 euros en Lituanie.

- Etat providence –

Connu pour ses analyses économiques, M. Nauseda s’est engagé à créer un “État providence” et a appelé à un renforcement du dialogue social.

Ancien conseiller d’une banque d’affaires, âgé de 54 ans, il séduit les électeurs à la recherche d’un président impartial au-dessus des querelles politiques.

Pour Kestutis Girnius, analyste à l’Université de Vilnius, M. Nauseda est “modéré et mesuré sur presque toutes les questions, peut-être trop finement, ce qui suscite des doutes sur ce qu’il croit vraiment”.

Mais Ricardas Makuskas, un professeur en chimie, âgé de 62 ans approuve cette recherche d’un terrain d’entente. “C’est ce dont on a besoin”.

En Lituanie le président n’exerce pas de pouvoir politique au quotidien, mais il est responsable de la politique étrangère et participe aux sommets de l’UE.

Il nomme les ministres,les juges et les chefs de l’armée et de la banque centrale, mais le plus souvent à condition d’avoir le feu vert du Premier ministre ou du parlement.

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