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Tour d'Italie: Roglic débute en rose

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Premier chrono, première victoire: le Slovène Primoz Roglic, l'homme en forme de ce début de saison, a dominé le contre-la-montre inaugural du Giro, samedi après-midi à Bologne, pour endosser le premier maillot rose de sa carrière.

Sur 8 kilomètres, Roglic a distancé tous ses rivaux. Même Simon Yates, le Britannique qui s'autoproclame "favori numéro un" de cette 102e édition, a cédé 19 secondes à l'ancien sauteur à skis, vainqueur pour la huitième fois d'un "chrono" et dominateur en 2019. Il a gagné trois courses par étapes d'avant-Giro (UAE Tour, Tirreno-Adriatico, Tour de Romandie).

Derrière lui, les écarts sont faibles entre les grands prétendants. L'Italien Vincenzo Nibali n'a lâché que 3 secondes à Yates, qu'il a rappelé à l'humilité après les propos du Britannique affirmant vendredi qu'à la place de ses adversaires, "il se ferait dessus". Le Colombien Miguel Angel Lopez, 4e à 8 secondes de Yates, et le Néerlandais Tom Dumoulin ont terminé dans la même seconde.

Roglic a eu le temps de savourer sa performance. Il a dû attendre près de trois heures la conclusion de l'étape, du fait de son choix de partir parmi les premiers comme la plupart des favoris qui craignaient une détérioration des conditions météo. Mais le temps est resté au beau sur Bologne, hormis un renforcement du vent qui a sans doute pénalisé Yates, le seul des prétendants à être parti parmi les derniers.

Lors de ses débuts dans le Giro, pour sa première participation en 2016, Roglic avait frôlé le maillot rose. Il s'en était fallu de 22 centièmes de seconde seulement qu'il enlève l'étape inaugurale d'Apeldoorn (Pays-Bas), finalement gagnée par Dumoulin.

- Mention bien pour Nibali -

Cette fois, le Néerlandais a été dominé par son rival. Le champion du monde 2017 du contre-la-montre a été devancé de 11 secondes par Roglic sur la partie plane, des grandes artères traversant Bologne. Il a cédé ensuite 17 secondes sur les pentes de San Luca, 2.100 mètres (à 9,7 %) envahis par la foule des "tifosi".

"J'étais à fond, à la limite", a réagi Dumoulin. "Bien sûr, je suis déçu", a reconnu à chaud le vainqueur du Giro 2017 avant de se reprendre: "J'ai fait de mon mieux, je ne peux être que satisfait".

Si Nibali a toutes les raisons d'être content de son bilan, l'Espagnol Mikel Landa a déjà lâché plus d'une minute, sensiblement plus que son coéquipier équatorien Richard Carapaz (4e du Giro 2018). Quant au Polonais Rafal Majka, il a signé une sixième place encourageante, dans la continuité des performances de son équipe Bora cette saison.

Premier Slovène à porter le maillot rose, Roglic (29 ans) n'a pas évoqué précisément la tactique prévue pour les prochaines étapes. "L'essentiel est d'être en rose le dernier jour (2 juin)", a seulement rappelé le leader de l'équipe Jumbo, peu disert.

Dimanche, le parcours de 205 kilomètres, qui relie Bologne à Fucecchio, traverse dans sa seconde moitié les paysages de Toscane jusqu'à l'arrivée dans la ville d'Andrea Tafi, le dernier vainqueur italien de Paris-Roubaix (1999).

La route, très sinueuse, multiplie courbes et descentes dans le final, qui risque d'être compliqué par la pluie. Pour les puncheurs, c'est l'occasion de couper l'herbe sous le pied des sprinteurs (Ackermann, Viviani, Gaviria, Ewan, Démare).

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