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OM-OL: tentative d'envahissement du terrain et tension autour du Vélodrome

OM-OL: tentative d'envahissement du terrain et tension autour du Vélodrome
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Furieux face au jeu offert par l’Olympique de Marseille, des supporters phocéens ont d’abord tenté d’envahir la pelouse après le 3e et dernier but de la victoire 3-0 de l’Olympique lyonnais au Vélodrome, avant de poursuivre les affrontements avec les forces de l’ordre hors du stade.

“Direction démission”, “Garcia démission”: c’est sous ces slogans hurlés par le public qu’une partie des membres des Fanatics, des Dodgers et des MTP (Marseille tout puissant) se sont précipités en bas de leur tribune, tentant d’enfoncer les barrières de séparation avec la pelouse à la 87e minute de la rencontre, avant d‘être stoppés par des dizaines de stadiers et de membres des forces de l’ordre.

Après avoir finalement réussi à enfoncer la barrière, quelques minutes après le coup de sifflet final, les supporters de l’OM ont été repoussés vers le haut de la tribune à coups de grenades lacrymogènes.

“Mieux vaut 1000 fumis qu’une saison pourrie”, clamait une banderole des Fanatics, alors que justement quelques fumigènes commençaient à voler sur la pelouse, depuis les deux virages.

Après de longues minute de tensions dans le stade, dans les deux virages, là où se trouvent les clubs de supporters de l’OM, les échauffourées se sont poursuivies autour du Vélodrome.

Plus d’une heure après la fin de la rencontre, des dizaines de supporters poursuivaient ainsi leur face-à-face avec les forces de l’ordre sur le parvis Jean-Bouin, face au boulevard Michelet. Jets de fumigènes, de bouteilles en verre, de cailloux et de projectiles divers du côté des supporters, en bas des marches, réponse avec des grenades lacrymogènes du côté des policiers, positionnés en haut du grand escalier d’accès au stade.

Certains supporters ayant tenté de forcer les portes vitrées donnant l’accès aux salons et aux vestiaires du club, de nombreux supporters de la tribune présidentielle ont pendant un moment été confinés dans le stade, avant de pouvoir sortir.

Au moins sept personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre.

“Vous n’avez ni les épaules ni les couilles de porter notre maillot, cassez-vous”: avant même le coup d’envoi de cet “Olympico” de clôture de la 36e journée de la Ligue 1, le message des Fanatics envers leurs joueurs était clair dimanche soir. Cette banderole résumait bien la colère des fans de l’OM, pour qui tout espoir de qualification en Ligue des champions et même en Europa Ligue s’est désormais volatilisé, à deux journées de la fin et sept points de l’AS Saint-Etienne, le 4e au classement.

La tension était forte dans les tribunes du Vélodrome et autour du stade, avant même le match, comme l’a démontré le caillassage du bus des joueurs lyonnais, dont la partie extérieure du double-vitrage avant droit du véhicule a été largement brisée par plusieurs projectiles.

Quant aux fameux “Champion’s project”, ce billet pour la Ligue des champions annoncé pour 2019 dans le sillage de l’arrivée du propriétaire américain Frank McCourt à la tête du club en 2015, il a été largement raillé par le virage sud, requalifié en “Tisane project”, “Naufrage project”, “Faillite project”, “Mensonge project” ou encore “Fiasco project”, entre autres.

Au-dessus des auteurs de ces messages, le groupe de supporters du Commando Ultra 84, les South Winners ont profité eux de cette soirée pour fêter le 32e anniversaire de leur naissance, en 1987, avec un gigantesque tifo et un slogan: “Notre histoire est notre force, votre haine est notre fierté”. C’est d’ailleurs sous une épaisse fumée orange la même couleur que le maillot des Lyonnais dimanche soir dégagée par la dizaine de fumigènes allumés dans cette tribune que la rencontre avait débuté.

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