Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

The Brief from Brussels : des candidats sans frontières

The Brief from Brussels : des candidats sans frontières
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

Le visage de l'ancien ministre grec des Finances est familier dans le paysage politique européen. Candidat à un siège d'eurodéputé, Yannis Varoufakis se démarque de ses adversaires car il se présente en Allemagne.

Sandro Gozi

Son cas n'est pas isolé, plusieurs responsables ont décidé de se lancer dans la course électorale dans un autre Etat membre. L'ancien secrétaire d'Etat italien Sandro Gozi est par exemple sur la liste française de la République en marche. "Nous ne pouvons pas avoir une démocratie européenne si nous n'avons pas de forces politiques transnationales", assure-t-il.

Parmi ces candidats transfrontières il y a de nouveaux visages mais aussi des noms connus. Nicolas Barnier est le fils du Français Michel Barnier qui dirige les négociations sur le Brexit au nom de l'UE. Le jeune homme est inscrit sur la liste libérale du Premier ministre belge.

Nicolas Barnier

Le défi pour lui est de convaincre des électeurs qui ne le connaissent pas ou peu. "Je pense qu'on peut fondamentalement être patriote et Européen c'est absolument pas incompatible. Ensuite il ne faut pas oublier que les élections européennes ce sont des listes et que l'on vote avant tout pour un projet et non pas pour des personnes", souligne le candidat.

Cette année ils sont près d'une vingtaine à tenter leur chance dans un autre pays membre. L'ancienne Commissaire européenne néerlandaise Neelie Kroes est par exemple sur le terrain aux côtés des libéraux flamands. Si ces candidatures transfrontières permettent de braquer les projecteurs sur la liste le temps de la campagne, leur impact sur l'intégration politique européenne est en revanche plus discutable.

Eric Maurice

Ces personnalités "sont rarement en position éligible, rarement assez haut dans la liste pour être sûr d'être élu", précise Eric Maurice, responsable du bureau de Bruxelles de la Fondation Robert Schuman.

Le principe des listes transnationales était un projet du président français Emmanuel Macron. L'objectif était de réallouer les sièges laissés vacants par le Brexit. Mais avec la prolongation des discussions avec le Royaume-Uni ce projet ne pourra pas devenir réalité avant les prochaines élections européenne en 2024.

Brèves :

  • Refuser le statut de réfugié ?

Les Etats membres peuvent révoquer ou refuser le statut de réfugié à une personne. La Cour de justice de l'UE estime cette décision possible si les motifs invoqués sont liés à la protection de la sécurité ou de la société. Les juges précisent aussi que les personnes qui craignent d'être persécutées dans leur pays d'origine doivent être protégées au sens de la réglementation européenne et de la Convention de Genève.

  • Mesurer le temps de travail journalier

Rendre obligatoire un système de mesure du temps de travail journalier, c'est le sens de la décision prise ce mardi par la Cour de justice de l'Union européenne. Les juges demandent aux Etats membres d'agir afin d'exiger un tel dispositif auprès des employeurs.

  • Le nom de Neymar relève de la propriété intellectuelle

L'enregistrement de la marque Neymar par un tiers n'est pas valable estime le Tribunal de l'Union européenne. La justice confirme ainsi la décision de l’Office de l’UE pour la propriété intellectuelle en faveur du footballeur brésilien. Elle souligne la mauvaise foi du recours introduit par un ressortissant portugais lors de sa demande d'enregistrement pour des vêtements et des chaussures sous le nom de Neymar.