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L1: Ben Arfa brouille la relation Létang-Stéphan à Rennes

L1: Ben Arfa brouille la relation Létang-Stéphan à Rennes
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“Un peu plus de soutien aurait été appréciable”. Les critiques d’Hatem Ben Arfa contre le jeu rennais ont laissé affleurer des fêlures dans la relation entre le président Olivier Létang et l’entraîneur Julien Stéphan. Inquiétant avant l‘été ?

La belle unité après l‘épopée européenne et la victoire en Coupe de France n’aura-t-elle été qu’un trompe-l’œil ? Le tropisme rennais, si favorable aux crises en tout genre, a-t-il encore frappé ?

Ce ne sont pas tellement les jugements à l’emporte-pièce d’un joueur qui n’a jamais été réputé pour son profil bas qui chagrinent le technicien.

“Ce qu’on nous propose, niveau jeu, c’est limité quand même”, avait notamment estimé HBA. “Il est libre de penser ce qu’il veut même si je remarque qu‘à plusieurs reprises ces dernières semaines il a dit tout le contraire”, a balayé Stéphan, assimilant cela à une forme d’ingratitude d’un joueur qu’il a relancé.

“Il ne faut pas oublier que sur la première partie de la saison il ne jouait pas ou très peu et lorsque j’ai repris l‘équipe, j’ai construit l‘équipe autour de lui et (…) ses camarades, et nous avons fait beaucoup de choses pour lui”, a-t-il poursuivi.

“Voilà, ça se termine comme ça cette fin de saison, c’est assez surprenant, mais c’est ainsi”, a-t-il conclu sur ce sujet, désabusé.

- “Je m’interroge…” /p>

S’il n’est pas certain qu’on revoie Ben Arfa en rouge et noir cette saison et encore moins la prochaine, ce qui ne passe vraiment pas pour Stéphan, c’est que le président Olivier Létang ne soit pas monté au créneau pour défendre “l’institution” qui lui est si chère.

“Ça m’interpelle et je m’interroge”, a admis le coach.

La relation particulière entre le dirigeant rigoureux et le fantasque milieu offensif, tissée au Paris SG, n’est un secret pour personne.

La remise en cause publique des choix d’un coach, surtout lorsqu’il a amené le club à sa première épopée européenne et à soulever son premier trophée depuis 48 ans, devrait être une ligne rouge absolue.

L’impression d’un régime particulier pour le joueur ne date pas de cet épisode, lui qui n’avait été privé que d’un match après avoir séché une mise au vert avant un choc dans la course à l’Europe contre Marseille. Tout ça parce qu’il était “fatigué”…

“Pour l’entraîneur, la notion de soutien est fondamental”, a rappelé Stéphan qui n’a sans doute pas non plus goûté le peu d’empressement du club à prolonger son contrat qui ne court qu’une année encore.

“Aucune approche, d’aucun club” –

Arrivé précédé d’une réputation très flatteuse, mais malgré tout novice sur un banc de Ligue 1, Stéphan entend bien voir son statut réévalué, tout particulièrement son influence sur la politique sportive de l’effectif professionnel.

“Pour mener à bien un projet, il faut être sûr de pouvoir le porter de manière efficace donc il faudra discuter”, a-t-il lâché.

De là à envisager un départ ? Stéphan a vaguement laissé planer la menace: “Je dois être loyal envers mon club et envers la famille Pinault qui m’a toujours fait confiance (mais) s’il y a des raisons qui m’amènent à penser que je ne peux pas mener (le projet) à bien, il faut bien réfléchir”.

Et même s’il assure n’avoir eu “aucune approche, d’aucun club” et ne pas être “dans cet esprit là”, le technicien, dont la cote est au zénith, n’a pas trop à s’en faire sur son avenir. Il se montrerait presque philosophe.

“Quand on a tous tiré dans le même sens et qu’on a regardé dans la même direction, ça a très bien fonctionné. On a vécu des choses incroyables, tous ensemble. Quand on ne tire pas tous dans le même sens, ça devient moins beau. C’est peut-être ce qui se passe en ce moment. C’est une bonne leçon à retenir”.

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