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Salvini, le "capitaine" des Italiens face à Bruxelles, selon ses partisans

Salvini, le "capitaine" des Italiens face à Bruxelles, selon ses partisans
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Pour eux, il est le "capitaine" capable de défendre, enfin, leurs intérêts face à l'Europe de Bruxelles: des dizaines de milliers de partisans de la Ligue sont venus soutenir samedi leur leader Matteo Salvini, lors d'un grand raout à Milan en présence de Marine Le Pen.

"Nous ne sommes plus Italiens, nous sommes des esclaves de l'Europe", fustige Elena Alessandria, une retraitée de 60 ans habitant à Alba (nord).

Mais, ajoute-t-elle aussitôt, "Salvini est notre capitaine. Il a su unir un grand peuple, et nous faire retrouver la fierté italienne que nous avions perdue".

Et le 26 mai, aux élections européennes, il faudra aller plus loin: "nous voulons être un pays italien, avec une monnaie italienne, nous voulons revenir à ce que nous étions avant, avec notre dignité et notre indépendance", affirme-t-elle.

La Ligue de Matteo Salvini est en tête des sondages avant le scrutin européen, avec plus de 30% des intentions de vote, ce qui ferait de ce parti souverainiste le premier d'Italie.

- "L'Italie d'abord" -

Sur la grande place du Duomo, la célèbre cathédrale de Milan, ville de naissance et fief de M. Salvini, ils sont des dizaines de milliers comme Elena à réclamer une autre Europe, au milieu des drapeaux de la Ligue et de pancartes affirmant "L'Italie d'abord" ou "L'Italie relève la tête".

"Salvini représente l'espoir: c'est le seul qui défende les intérêts des Italiens en Italie, en Europe et dans le monde", assure Luigi Tagliabue, un employé du secteur textile, "léghiste" depuis 30 ans, et qui se félicite de la décision de son "capitaine", en tant que ministre de l'Intérieur, de fermer les ports aux migrants.

Depuis qu'il est arrivé au gouvernement en juin dernier, dans le cadre d'une coalition avec le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), "les délits ont diminué, il y a davantage de légalité et il commence à y avoir plus de respect pour les Italiens qui travaillent et paient des impôts", estime pour sa part Walter Frigeriou, originaire de Côme (nord).

Pour Simone De Giorgio, "en seulement dix mois, Salvini a réussi à réaliser ce que les Italiens de bons sens, de centre-droit, attendent depuis plus de 20 ans", comme le droit à la légitime défense, la possibilité de partir en retraite plus tôt ou la réintroduction des cours d'éducation civique dans les écoles.

Le jeune homme de 21 ans, qui militait jusqu'alors pour Forza Italia (FI) de Silvio Berlusconi, a adhéré il y a deux mois à la Ligue, en estimant que le "rêve" porté par FI n'existait plus et que la Ligue était "l'unique force à même de donner des réponses sérieuses et concrètes aux citoyens".

- "Non à la haine" -

Alors que la Ligue, quand elle n'était que du Nord, fustigeait les "feignants" habitants du Sud, pas de rancoeur du côté de Simone, originaire de Tarente (sud). Matteo Salvini a "demandé pardon avec humilité pour les erreurs du passé" et porte, selon lui, un vrai projet, y compris pour les régions méridionales, explique-t-il.

"L'Europe jusqu'ici a été une Europe des banques, de la finance. La venue aujourd'hui des dirigeants européens, comme Mme Le Pen, montre que nous ne sommes pas seuls. D'autres peuples pensent comme nous: il faut que nous soyons unis, mais que chaque Etat décide pour lui", ajoute M. Frigeriou, 60 ans.

Non loin de la place du Duomo, les "antifascistes" et "antiracistes" ont tenté eux aussi de faire entendre leur voix à Milan, même s'ils étaient nettement moins nombreux.

Sous une pluie fine, environ un millier de personnes ont défilé, en brandissant des pancartes affirmant "non au gouvernement de la haine" ou "on n'arrête pas la solidarité".

Poursuivant un mouvement qui s'est développé ces derniers jours en Italie, des slogans anti-Salvini s'affichaient aussi aux balcons des immeubles. "Tu n'es pas le bienvenu", "Ports ouverts", "seulement des ponts, pas des murs", pouvait-on lire sur les draps transformés en banderoles militantes

L'une d'elle proclamant "Restons unis", déployée sur la place du Duomo, a été retirée par les forces de l'ordre, ce qui a donné lieu à quelques moments de tension entre militants anti-Salvini et ceux de la Ligue.

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