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Mandanda, la fin d'une époque

Mandanda, la fin d'une époque
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Après onze années en Bleu, couronnées d’un titre de champion du monde, Steve Mandanda n’a pas été rappelé en sélection pour la première fois, au bout d’une saison avec l’Olympique de Marseille où il a semblé en déclin.

“Je n’ai jamais été aussi nul”, disait en privé cet hiver celui à qui le Vélodrome ne chante plus: “Il Fenomeno”. Ex-chouchou du stade, capitaine au long cours, Mandanda a battu le record de matches sous le maillot de l’OM (520) l’année de sa plus mauvaise saison.

Conséquence, la carrière de Mandanda en Bleu, commencée le 27 mai 2008 face à l‘Équateur, le jour du doublé de Bafétimbi Gomis, touche peut-être à sa fin.

La première saison, Raymond Domenech en a fait son titulaire, mais le jeune portier maintenait un rythme gênant d’une petite boulette par match, jamais gravissime, mais qui a fini par lui coûter le poste au bénéfice d’Hugo Lloris.

Fidèle réserviste, il a fait toutes les campagnes dans l’ombre du désormais capitaine des Bleus, jusqu‘à la glorieuse épopée russe, où il a joué le match contre le Danemark.

Il n’a manqué que le Mondial brésilien, victime d’un spectaculaire traumatisme crânien lors d’un choc avec le Guingampais Mustapha Yatabaré.

A l’OM, il a réussi des saisons fantastiques, il est notamment le capitaine très sûr du dernier OM champion de France (2010).

Mais l’année presque blanche à Crystal Palace (2016/17) a causé comme une cassure. Lors de l’exercice précédent, il a été bon, mais pas génial.

Cette saison, il a nettement fléchi. Mandanda a encaissé 40 buts en L1, en 31 matches, dont 29 complets. Et encore a-t-il laissé à Yohan Pelé les troisièmes buts à Nîmes et au PSG (3-1 les deux fois).

Rétrospectivement, on peut se dire que le match dans le Gard annonçait une saison pénible. Blessé et remplacé au bout d’une heure de jeu, Mandanda n‘était pas encore prêt au retour du Mondial victorieux.

- Rouge au Parc –

Sur la pelouse du PSG, il a été exclu pour une faute en dernier défenseur qui a définitivement plombé son équipe.

Il a aussi coûté deux penalties à son équipe, et le seul penalty qu’il a réussi à arrêter, et même deux fois, a quand même fini dans son but, à Strasbourg, un autre symbole de sa triste saison.

Son prestige a été écorné, Mandanda a évoqué publiquement les coups de griffes qu’il reçoit sur les réseaux sociaux, où il est parfois caricaturé en obèse.

Sur son poids, “chacun son avis”, répondait-il en mars. “Ce n’est pas tellement ce qui se dit, c’est la façon dont s’est sorti. Je n’ai pas de soucis, chacun à le droit de dire ce qu’il pense, à partir du moment où je suis bien avec moi même et le staff”, ajoutait-il.

Son entourage s’agace plus que lui, rappelant que tout au long de sa carrière il a à chaque fois repris au-dessus de son poids de forme avant d’y revenir.

Privé d’horizon bleu, il ne reste plus à Mandanda qu‘à se racheter en ciel et blanc, la saison prochaine.

Il l’a dit au Canal Football Club. “Je ne peux pas lâcher comme ça. Je suis un peu revanchard et je ne sais pas ce que vont faire les dirigeants, (…) mais je ne peux pas partir sur une mauvaise saison comme celle-là”.

En conférence de presse mardi, Deschamps ne lui a pas non plus fermé définitivement la porte de la sélection: “C’est un choix du moment, Steve a une saison compliquée en club un petit peu aussi, un rendement qui est en-dessous de ce qu’il est capable de faire. Là, j’ai pris la décision de ne pas le prendre, je ne vais pas m’engager sur le futur”.

Le chat Mandanda n’a pas fait son dernier bond, le Fenomeno n’a peut-être pas dit son dernier mot.

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