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Roland-Garros: Nadal et Djokovic, une lutte pour l'histoire

Roland-Garros: Nadal et Djokovic, une lutte pour l'histoire
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Ces deux monstres sacrés ont l’occasion de marquer un peu plus l’histoire à Roland-Garros, qui débute dimanche: Rafael Nadal, avec un douzième sacre inédit, et Novak Djokovic, avec un quatrième tournoi du Grand Chelem raflé d’affilée, deux exploits majuscules en jeu.

La terre a tremblé ces dernières semaines. Les trois défaites du roi Nadal sur terre battue à Monte-Carlo, Barcelone et Madrid, toutes en demi-finales, ont fait vaciller pendant un temps une suprématie que beaucoup pensaient inamovible.

Nadal a posé un genou à terre, un genou d’ailleurs régulièrement douloureux qui l’avait contraint à déclarer forfait à Indian Wells début mars, et qui l’a éloigné des terrains pendant un mois. Son retour sur ocre mi-avril ne s’est pas passé comme prévu, ni comme d’habitude. Et pour la première fois depuis près de quinze ans, le doute s’est invité sur terre battue, une surface qui a pourtant depuis longtemps sacré son maître. Et si Nadal avait faibli? Et s’il n’allait pas pouvoir prolonger son règne Porte d’Auteuil?

“Ce qui arrive en ce moment est plus normal que ce qui s’est passé ces quatorze dernières années”, avait analysé Nadal après son troisième revers subi à Madrid, face au Grec Stefanos Tsitsipas. “J’ai su beaucoup gagner sur cette surface pendant de nombreuses années, cette année ça ne se passe pas comme ça”. Un fatalisme qui masquait mal une ambition intacte.

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Car l’Espagnol, aux statistiques stratosphériques sur terre, avec onze Roland-Garros, 59 trophées sur l’ocre, n’a pas décidé d’abandonner sa couronne si facilement.

A une semaine du coup d’envoi de Roland-Garros, le N.2 mondial a remis les pendules à l’heure à Rome. En remportant son premier trophée après neuf mois de disette, son statut d‘éternel favori s’est de nouveau illuminé.

“Je m’en fiche d‘être favori. Je me soucie surtout de me sentir bien et de jouer bien”, a-t-il assuré vendredi, reconnaissant que ses sensations, “son énergie intérieure” et sa mobilité étaient aujourd’hui “très différentes” de celles de son début de saison sur terre.

Et le tirage plutôt clément semble lui ouvrir une voie royale avec une éventuelle demi-finale face à Roger Federer.

Une autre ambition, toute aussi folle, porte elle Novak Djokovic. Le Serbe détient en effet les trois dernières levées du Grand Chelem (Wimbledon et US Open 2018, Open d’Australie 2019). Un deuxième sacre à Roland-Garros (après 2016) lui offrirait un Grand Chelem à cheval sur deux saisons pour la deuxième fois de sa carrière après celui réalisé entre 2015 et 2016.

Ni Federer, qui revient Porte d’Auteuil pour la première fois depuis 2015, ni Rafa, ni d’ailleurs Pete Sampras ou André Agassi, ou Bjorn Borg ou John Mc Enroe, ne l’ont fait ne serait-ce qu’une fois…

Une “motivation supplémentaire” pour Djokovic –

Seuls l’Américain Donald Budge, en 1938, et l’Australien Rod Laver, en 1962 et 1969, ont fait mieux en signant le Grand Chelem sur une même saison. Et si la finale à Rome perdue il y a une semaine face à Nadal a semblé donner un léger avantage à l’Espagnol, le Serbe a “une motivation supplémentaire” à l’idée de compléter son carré d’as. “Quelque chose que j’ai déjà fait il y a trois ans, ce qui évidemment me permet de croire que je peux le refaire”, insiste-t-il.

“Je le vois fort. Le grand favori reste Rafa, mais s’il y a un outsider, je pense que c’est lui”, estime Gaël Monfils. La lutte s’annonce donc savoureuse.

Qu’attendre d’ailleurs des Français ? Un peu comme les années précédentes, à vrai dire… La dynamique des dernières semaines n’engage pas vraiment à l’optimisme. Les Bleus grimacent de nouveau malgré un début de saison que Lucas Pouille, avec sa demi-finale à l’Open d’Australie, et Monfils, avec son titre à Rotterdam, avaient pourtant embelli. Depuis, c’est morne plaine. Pouille n’a remporté qu’un seul match sur le circuit, et Monfils a été rattrapé par ses démons, entre pépins physiques et irrégularité. Le N.1 français n’a pas récemment délivré de signes clairs sur ce qu’il pourrait faire à Paris, malgré sa défaite encourageante et ses deux balles de match face à Federer à Madrid.

Malgré son inconsistance, il porte en lui le plus gros des espoirs tricolores et a répété vendredi “croire” en ses chances Porte d’Auteuil.

“C’est notre triangle des Bermudes. Mais moi j’y crois…”, a estimé Arnaud Di Pasquale, l’ex-DTN français.

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