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500 miles d'Indianapolis: l'année de la France ?

500 miles d'Indianapolis: l'année de la France ?
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La France va-t-elle renouer avec la victoire aux 500 miles d'Indianapolis un siècle plus tard ? Simon Pagenaud, en pole position de la 103e édition dimanche, et Sébastien Bourdais, 7e sur la grille, ont des cartes à jouer.

Le dernier succès "français" à "Indy" remonte à 1920. Français entre guillemets car il revient à Gaston Chevrolet, pilote suisse et américain né dans l'Hexagone, frère du fondateur de la marque automobile qui motorise la moitié du plateau d'IndyCar. Avant lui, Jules Goux et René Thomas l'avaient emporté en 1913 et 1914.

Pagenaud, 35 ans, a pris leur roue un siècle plus tard en signant la première pole française depuis Thomas en 1919.

"Depuis ma victoire au championnat en 2016, mon objectif N.1, ce sont les 500 miles, clame le 6e de l'an dernier, son meilleur résultat. On en est tout proche, on a tout ce qu'il faut pour le faire."

Ses performances le confirment: le Poitevin a remporté mi-mai le Grand Prix d'Indianapolis, tracé en partie sur l'ovale d'"Indy", sa 12e victoire en IndyCar et la première depuis près de 18 mois. Et il a très bien figuré lors des séances d'essais préparatoires aux 500 miles.

"Avoir la voiture la plus rapide est forcément un gros avantage, estime le pilote de Penske, l'équipe référence du Championnat. On ne peut pas dire que c'est la voiture qui va gagner mais au moins ça nous donne une opportunité."

En effet, seuls vingt pilotes se sont imposés depuis la pole, le dernier en... 2009 !

- "Une bête à part" -

Sur l'intimidant Indianapolis Motor Speedway, tracé rectangulaire de 2,5 miles (4 km) avec quatre virages relevés à 9 degrés sur lequel les bolides croisent à 370 km/h, rien n'est jamais acquis.

"Vous pouvez être le meilleur et ne terminer que 10e ou être le 10e meilleur et gagner, assure à l'AFP le PDG de l'IndyCar, Mark Miles. Beaucoup de vainqueurs l'ont dit: c'est une course qui choisit son champion plus que le contraire."

"Indianapolis, c'est une bête à part, abonde le Canadien Jacques Villeneuve, qui a goûté au lait servi au vainqueur en 1995. Tu peux y aller pendant 20 ans et ne jamais gagner. C'est facile d'être vite mais c'est l'approche de la course, surtout dans les 20 derniers tours (sur pas moins de 200, soit 804,6 km !), qui fait la différence. C'est à chacun de choisir ses moments d'agressivité pour choisir sa chance aussi."

Pagenaud, qui a disputé sa première course en IndyCar en 2011, et Bourdais, sacré à quatre reprises en ChampCar (championnat depuis absorbé par l'IndyCar) entre 2003 et 2007 et arrivé dans la catégorie en 2011 également, ont suffisamment d'expérience pour le savoir.

- Météo orageuse -

Le pilote de l'écurie Dale Coyne, dont le meilleur résultat aux 500 miles est une 7e place en 2014, affiche une confiance très mesurée.

"On a une voiture rapide mais c'est compliqué dans le trafic, donc je ne sais pas exactement comment ça va se passer, avoue le Manceau, âgé de 40 ans. Les conditions météo s'annoncent aussi assez imprévisibles, c'est toujours un peu le chat et la souris car ça change tellement vite... Pour être honnête, on est un peu tendus car on ne sait pas trop quelles vont être les règles du jeu."

Le temps est en effet à l'orage, or "on ne roule pas sur ovale quand il pleut car c'est trop dangereux", rappelle Pagenaud. La course, dont le départ est prévu à 12h45 locales (18h45 françaises), pourrait du coup être décalée, interrompue ou terminée prématurément s'il venait à pleuvoir passé le cap de la moitié.

Parmi les 33 pilotes en lice figurent sept anciens vainqueurs (Helio Castroneves, Tony Kanaan, Ryan Hunter-Reay, Alexander Rossi, Will Power, Takuma Sato et Scott Dixon) et sept anciens champions ChampCar/IndyCar.

Six "rookies" font leurs débuts et une femme, la Britannique Pippa Mann, s'aligne.

Sensation annoncée de cette 103e édition, le double champion du monde de Formule 1 Fernando Alonso la suivra à la télévision, faute d'être parvenu à se qualifier !

La surprise - fréquente à "Indy" - ne viendra donc pas de lui. Pourquoi pas, dès lors, de l'Américain Colton Herta, 5e sur la grille et devenu en mars le plus jeune vainqueur d'une course en IndyCar, à 18 ans et onze mois ?

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