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Espagne: saison "douce-amère" et été agité pour le Barça de Valverde

Espagne: saison "douce-amère" et été agité pour le Barça de Valverde
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La Liga et puis c’est tout! Champion d’Espagne mais humilié en Ligue des champions, le FC Barcelone a encore chuté samedi en finale de Coupe du Roi contre Valence (2-1), achevant une saison “douce-amère” qui fragilise l’entraîneur Ernesto Valverde et appelle d’importants changements.

- Un Barça “effondré” /p>

Et dire qu’il y a seulement quinze jours, le Barça rêvait encore à un fabuleux triplé Liga-Coupe-Ligue des champions! Vainqueur de son 26e Championnat d’Espagne fin avril, le club catalan semblait proche d’une moisson historique, comme en 2009 et 2015.

La chute est d’autant plus douloureuse pour le club blaugrana, comme l’a bien résumé Gerard Piqué: “On repart avec une sensation douce-amère parce que les choses auraient pu être bien meilleures”, a dit le défenseur catalan.

C’est tout le paradoxe de ce Barcelone-là: champion d’Espagne pour la huitième fois en onze ans, il s’est à nouveau cassé les dents sur la C1 avec une deuxième “remontada” consécutive subie face à Liverpool (3-0, 0-4), un an après celle encaissée contre l’AS Rome (4-1, 0-3).

Et cet échec en C1 a plombé la fin de saison du Barça, apparu moralement friable samedi contre un Valence surmotivé à l’idée de gagner un trophée l’année du centenaire du club.

“Un autre coup dur”, a titré le quotidien barcelonais Mundo Deportivo, avec ce commentaire: “L‘équipe est touchée et a besoin d’un diagnostic.”

“Le FC Barcelone achève la saison effondré”, a confirmé le journal madrilène Marca, le plus lu d’Espagne.

Un entraîneur critiqué /p>

Déjà pointé du doigt après l’humiliation à Liverpool, l’entraîneur Ernesto Valverde achève la saison sur une note négative qui pose à nouveau la question de son avenir.

Certes, “El Txingurri” (La Fourmi) a gagné deux Ligas en deux ans, plus la Coupe du Roi 2018 et la Supercoupe d’Espagne. Mais à Barcelone, où le beau jeu est un culte indépassable, ses stratégies frileuses lui valent de nombreux détracteurs.

Au point que le président Josep Maria Bartomeu a dû venir à nouveau au secours du technicien, qu’il a récemment prolongé jusqu’en 2020 avec une année supplémentaire en option. “Ernesto a un contrat pour l’an prochain. Il est l’entraîneur”, a assuré le dirigeant.

Cela n’a pas fait taire les critiques. “L‘équipe achève la saison à l’arrêt, triste et sans aucune énergie”, a accusé dans un éditorial Ernest Folch, directeur du quotidien Sport.

Soutenu par Messi vendredi, puis par Piqué samedi soir après la défaite, Valverde a déclaré se sentir assez fort pour rester en poste: “Je vais bien, allons! Un entraîneur, quand il perd, veut toujours avoir sa revanche.”

Mais son crédit semble entamé. Et il ne bénéficiera sans doute d’aucune patience en début de saison prochaine. “Je sais que, dans ce club, perdre est rude pour l’entraîneur”, a-t-il concédé.

Un été mouvementé –

A l’instar du Real Madrid, qui prépare une grande offensive sur le marché des transferts pour effacer une saison blanche, le FC Barcelone va aussi devoir s’activer.

Si le capitaine Lionel Messi (32 ans le mois prochain) reste incontournable, d’autres cadres trentenaires ont besoin de concurrence comme l’avant-centre Luis Suarez, le milieu défensif Sergio Busquets ou le latéral gauche Jordi Alba, coupable samedi sur les deux buts valenciens.

“Il y aura des nouveautés à l’avenir”, a tranché samedi Bartomeu, qui doit notamment gérer le cas du Brésilien Philippe Coutinho, recruté en 2018 pour 120 M EUR (plus 40 M EUR de bonus) et qui ressemble furieusement à un fiasco…

Pour l’instant, Barcelone n’a recruté que le prometteur milieu néerlandais Frenkie de Jong (Ajax Amsterdam, 75 M EUR). La presse spécule sur l’arrivée de son équipier Matthijs de Ligt pour une somme équivalente.

Et vu la fin de saison ratée, la nécessité s’est accrue pour le Barça de recruter un grand nom, comme le Français Antoine Griezmann qui a annoncé son départ de l’Atlético Madrid et dispose d’une clause libératoire à 120 M EUR au 1er juillet.

“Il est évident qu’il faut rajeunir une équipe épuisée physiquement et écroulée psychologiquement, qui a besoin en urgence de sève nouvelle”, relève Ernest Folch, dont le journal Sport titre en Une: “Messi est trop seul”.

Et l‘éditorialiste de prophétiser “l‘été le plus mouvementé de la dernière décennie” à Barcelone…

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