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Barrages du Top 14 Lyon-Montpellier: Paillaugue, taille patron

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La renaissance du MHR coïncide avec la sienne: chef de bande charismatique et demi de mêlée de petit gabarit, Benoît Paillaugue incarne le renouveau de Montpellier, qui s’est hissé par la porte de secours en phase finale du Top 14.

Il y a un an, il regardait de loin ses coéquipiers éliminer le LOU en demi-finales du Top 14: samedi à Lyon, pour les retrouvailles entre les deux équipes en barrages, il sera leur capitaine, en l’absence de Louis Picamoles.

Entre les deux dates, Paillaugue est revenu à la compétition en décembre après neuf mois d’absence et une opération au genou droit, avant de suppléer le Sud-Africain Ruan Pienaar dans une passation de pouvoir symbolique. Pour entraîner dans son sillage le vice-champion de France, au bord du gouffre après son échec à domicile devant Perpignan (28-10) le 16 février.

Fort caractère et sens prononcé des responsabilités, “La Paille” (1,72m pour 72 kg), attachant et très attaché au MHR rejoint en janvier 2010, a d’abord rameuté tout le monde.

“C’est un leader qui a senti que l‘équipe et le club étaient en danger. Il a fédéré les gens autour d’une réaction d’orgueil, pour inciter le groupe à aller de l’avant et réussir une bonne fin de saison”, expliquait récemment le manager Vern Cotter.

- Leader sur et en dehors du terrain /p>

En pleine tourmente, Paillaugue (31 ans), au pouvoir légitimé par son ancienneté et ses liens privilégiés avec les autres cadres (Ouedraogo, Picamoles), a pris la défense de Cotter, déstabilisé par les mauvais résultats et les guerres intestines.

Au-delà des coulisses, le demi de mêlée s’est emparé du pouvoir sur le terrain pour affirmer un statut de leader et un talent d’animateur, jamais pleinement reconnus.

“Le petit Paillaugue a donné du liant à l’ensemble. Il colle au ballon et les fait bien jouer” relevait ainsi récemment le manager castrais Christophe Urios.

Buteur fiable, il a aussi guidé Montpellier vers un jeu plus varié au côté de l’ouvreur néo-zélandais Aaron Cruden, transfiguré.

Yacouba Camara, qui a effectué une partie de sa rééducation (genou) à ses côtés, mesure son impact sur un groupe longtemps fragile. “Depuis qu’il est revenu, il y a quelque chose de fort qui s’est créé. C’est une pièce maîtresse de notre équipe”, affirme le troisième ligne international, qui ajoute: “C’est aussi une grande gueule.”

Elle a transmis sa fougue naturelle et une énergie décuplée à l‘équipe. “Pendant la rééducation, il disait qu’il avait les crocs comme s’il avait 20 ans. A chaque match, il est à 200%. On dirait qu’il vient de débuter en Top 14 et apporte beaucoup à ce groupe”, témoigne Camara.

Sa fille comme déclic –

Un investissement plein après la peur du vide. “Je n’avais même pas envie de me soigner durant les deux premiers mois de ma convalescence. Je faisais le strict minimum. J’ai quitté une équipe qui occupait la première place, je sentais qu’on allait faire un truc de fou”, raconte-t-il.

“Dans ces moments, j‘étais tout seul. Un jour, ma fille m’a dit: +Papa, est-ce que je ne te verrai plus sur un terrain? Cela m’a touché et a généré un déclic. J’ai compris que je ne pouvais pas m’arrêter comme ça. Pendant un moment, le Benoît qui se bat était éteint”, ajoute le Rochelais.

C’est pourtant avec l’histoire du MHR qu’il se confond. Prototype du “joueur-club” oublié des sélections, il lie sa réussite et son destin à ceux de Montpellier.

“J’aime ce club. J’ai fait des rencontres qui ont marqué ma vie et connu des choses fantastiques. Mon rêve était de porter le maillot de La Rochelle, mon autre rêve était de jouer en équipe de France, et si je ne gagne pas un titre avec ce club, ce sera un énorme gâchis”, avouait-il il y a peu.

Vainqueur en 2016 avec le MHR du Challenge européen, trophée secondaire, il lui reste trois matches, cette saison, pour soulever le prestigieux “bout de bois”.

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